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Une étude génomique révèle des similarités entre cancers du sein et ovariens

24/09/2012 01:29 EDT | Actualisé 24/11/2012 05:12 EST

Une étude génomique a révélé des similarités entre un type de cancer du sein et le cancer ovarien, ce qui pourrait améliorer les traitements de ces tumeurs mammaires très difficiles à traiter, selon ces travaux menés aux Etats-Unis.

Les résultats de ces analyses, publiées en ligne dimanche dans la revue britannique Nature et menées dans le cadre du projet de l'Atlas du génome du cancer (The Cancer Atlas Genome), conduisent à penser que ces deux cancers ont la même origine moléculaire, expliquent les chercheurs.

Ces similitudes pourraient faciliter la comparaison des données thérapeutiques entre des sous-types de cancer du sein et de l'ovaire, ajoutent-ils.

Cette étude confirme également qu'il existe quatre principaux types de cancers du sein, chacun avec sa propre biologie et des chances de survie qui diffèrent.

Les auteurs de cette étude ont utilisé des données génomiques provenant d'échantillons de 825 patientes atteintes d'un cancer du sein.

"Les similarités moléculaires de l'un des principaux sous-types de cancer du sein trouvées dans le cancer de l'ovaire nous permettent de mieux comparer les traitements entre ces deux cancers", relève le Dr Harold Varmus, le directeur de l'Institut national américain du cancer (NCI) qui a financé une partie de cette recherche.

"Ce trésor d'informations génétiques sera examiné très en détail pour identifier comment nous pouvons les utiliser fonctionnellement et cliniquement", ajoute-t-il dans un communiqué.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 1,3 million de nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués chaque année dans le monde, qui provoquent 450.000 décès.

C'est le cancer le plus fréquent chez les femmes.

Dans une majorité des cas, il s'agit de cancers du sein sporadiques sans prédispositions génétiques familiales. Ces derniers, avec un facteur d'hérédité, comptent pour environ 20% des cas.

Les hommes peuvent aussi développer un cancer du sein mais comptent pour moins de 1% du total.

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