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Royaume-Uni et Canada vont partager des locaux diplomatiques à l'étranger

24/09/2012 03:07 EDT | Actualisé 24/11/2012 05:12 EST

Le Canada et le Royaume-Uni partageront des locaux diplomatiques dans certains pays où l'un ou l'autre n'ont pas d'ambassade propre, ont annoncé lundi à Ottawa leurs chefs de la diplomatie, John Baird et son invité William Hague.

Cette entente signée par les deux hommes a essentiellement pour but de faire des économies et d'assurer des activités diplomatiques et consulaires plus rapides et plus efficaces, ont-ils expliqué lors d'une conférence de presse.

"Chaque pays jouira d'une indépendance complète concernant sa politique et les fonctionnaires canadiens ne feront que protéger et promouvoir les intérêts du Canada et ses valeurs", a déclaré M. Baird, répondant indirectement aux critiques de l'opposition sur une hypothétique perte d'influence de la diplomatie d'Ottawa.

"Dans certains endroits précis, cela permettra tout simplement aux diplomates canadiens de faire du bon travail plus rapidement et à un coût moindre pour le contribuable", a-t-il ajouté.

En réponse à une question, M. Baird a laissé entendre qu'il ne verrait pas d'inconvénient à ce que les deux drapeaux, britannique et canadien, flottent l'un à côté de l'autre sur les bâtiments diplomatiques.

Dès avant sa rencontre avec son hôte canadien, M. Hague avait publié un communiqué soulignant la proximité des deux pays. Le Canada est membre du Commonwealth et a Elizabeth II pour souveraine.

"Nous sommes deux nations, mais nous avons la même reine et nous avons les mêmes valeurs", a-t-il souligné.

"Nous avons été côte à côte depuis les deux guerres mondiales du siècle dernier jusqu'au combat contre les terroristes en Afghanistan et au soutien au printemps des nations arabes, comme la Libye et la Syrie. Nous sommes cousins germains", a-t-il ajouté.

Il n'empêche, le gouvernement conservateur canadien a été durement critiqué par l'opposition à la Chambre des Communes dès lundi après-midi.

"Pourquoi les Canadiens doivent apprendre tout cela dans la presse britannique ? Si les conservateurs ne sont pas capables de défendre les positions du Canada dans le monde, pourquoi espérer que les Britanniques vont le faire pour nous ?", a tonné le chef de l'opposition canadienne Thomas Mulcair.

Le chef de la diplomatie John Baird s'est défendu en minimisant la portée de l'accord, consistant en "un petit nombre d'arrangements administratifs", les diplomates canadiens accueillant les Britanniques en Haïti, et ces derniers offrant provisoirement leurs locaux aux représentants d'Ottawa en Birmanie, par exemple.

Dans le budget en cours, le gouvernement canadien a prévu de réduire ses dépenses diplomatiques de 170 millions de dollars sur trois ans.

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