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Mali: "les choses avancent dans la bonne direction", estime Laurent Fabius

24/09/2012 01:33 EDT | Actualisé 24/11/2012 05:12 EST

"Les choses avancent dans la bonne direction" pour une intervention dans le nord du Mali, a estimé lundi le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, réaffirmant que la France ne serait "pas en première ligne" dans une telle opération.

"Une demande a été faite pour que le Conseil de sécurité des Nations unies bâtisse un plan où il y aura à la fois des Maliens, des forces africaines voisines, et si c'est nécessaire, d'autres forces d'appui", a déclaré M. Fabius en marge de l'Assemblée générale de l'ONU qui s'ouvre mardi à New York.

"Je pense qu'on va dans le bon sens. Pour la première fois il y a une espérance qui se lève", a-t-il dit.

"La France n'est pas en première ligne. Ce serait une faute, parce que ce sont d'abord les Africains qui doivent régler leurs affaires", a-t-il souligné, excluant la présence de toute troupe française au sol.

"Si on doit faciliter les choses, on le fera", a-t-il ajouté.

Bamako et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont fait taire leurs divergences et peaufinent un projet de déploiement d'une force africaine au Mali à présenter à l'ONU, en vue de la reconquête du nord du pays occupé par des islamistes armés.

Une réunion à haut niveau sur la crise au Sahel est prévue mercredi en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

"Nous sommes disponibles pour être facilitateurs avec les différents Etats concernés, à ce stade il n'est pas question pour nous d'en faire plus", a déclaré pour sa part le ministre français du Développement, Pascal Canfin, lors d'un point presse.

Le fait que six otages français soient détenus au Sahel "nous donne une responsabilité particulière", a-t-il reconnu, alors qu'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a menacé la semaine dernière de tuer ses prisonniers en cas d'intervention dans le nord du Mali.

"Bien évidemment, c'est un problème. Maintenant, nous devons aussi prendre nos responsabilités (...) parce que je pense que l'opinion publique française nous reprocherait à juste titre de n'avoir rien fait pour empêcher une éventuelle action (terroriste, ndlr) sur le territoire français ou contre des intérêts français par des groupes qui sont aujourd'hui au nord-Mali", a-t-il ajouté.

"Nous mettons tout en oeuvre pour y arriver mais nous avons évidemment le souci de la vie des otages en tête et c'est un compromis délicat", a-t-il dit.

cf/dc/mdm

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