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L'ONU et le conflit syrien

24/09/2012 12:23 EDT | Actualisé 24/11/2012 05:12 EST

Rappel des initiatives des Nations unies depuis le début mi-mars 2011 de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad en Syrie.

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- 21 mars: Déclaration du Conseil de sécurité soutenant la mission du médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe en Syrie, Kofi Annan.

Outre un cessez-le-feu, le plan Annan prévoit le retour de l'armée dans les casernes, la libération des détenus politiques, le respect du droit à manifester, l'ouverture d'un dialogue pouvoir/opposition et la libre circulation pour les humanitaires et la presse.

- 14 avr: Le Conseil de sécurité approuve pour la 1ère fois une résolution (2042) sur la crise, autorisant l'envoi de 30 observateurs non armés pour surveiller le cessez-le-feu, entré en vigueur deux jours auparavant, mais aussitôt violé. Moscou et Pékin, qui ont mis leur veto à deux précédentes résolutions, donnent leur accord après de longues tractations.

Le 21, une 2e résolution (2043) élargit la mission à 300 observateurs. Le 27, le général norvégien Robert Mood est nommé à la tête de la Mission de supervision de l'ONU (Misnus).

- 7 juin: Des armes lourdes, des balles perforantes et des drones ont été utilisés contre les observateurs de l'ONU, a déclaré le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon devant le Conseil de sécurité, selon des diplomates.

- 16 juin: Les observateurs de l'ONU suspendent leurs opérations en raison de la recrudescence des violences, mais restent sur place. Les observateurs ont plusieurs fois rapporté avoir été empêchés de se rendre sur un site qu'ils souhaitaient voir et avoir même été pris pour cible.

- 20 juil: L'ONU prolonge pour une "ultime période de 30 jours" la mission des observateurs, au lendemain du 3e veto sino-russe à une résolution du Conseil de sécurité menaçant le régime de sanctions.

- 25 juil: Le général sénégalais Babacar Gaye remplace le général Mood comme chef des observateurs, dont la moitié a déjà quitté le pays.

- 2 août: Kofi Annan démissionne de son poste de médiateur, fustigeant le manque de soutien des grandes puissances à sa mission.

- 17 août: L'ex-ministre algérien Lakhdar Brahimi est nommé médiateur international, deux jours avant l'expiration du mandat de la mission.

- 1er sept: M. Brahimi, qui prend officiellement ses fonctions, appelle "toutes les parties à cesser la violence", tout en jugeant que le gouvernement assume "une plus grande responsabilité" dans l'arrêt des hostilités.

- 4 sept: "Le bilan des pertes humaines (...) est ahurissant, les destructions atteignent des proportions catastrophiques (...)". "L'avenir de la Syrie sera déterminé par son peuple et par personne d'autre" (Brahimi).

- 13-16 sept: 1ère visite de M. Brahimi à Damas, où il affirme après une rencontre avec le président Assad que le conflit représente une "menace pour le peuple syrien, pour la région et pour le monde".

- 17 sept: La Commission d'enquête de l'ONU recommande au Conseil de sécurité de prendre "les mesures appropriées", soulignant que les violations des droits de l'Homme augmentent en "nombre, rythme et intensité".

- 24 sept: M. Brahimi déclare devant le Conseil de sécurité que le conflit s'aggrave et que le pays fait face à une crise alimentaire croissante. Il affirme que le régime syrien estime à 5.000 le nombre d'étrangers prenant part aux combats, selon des ambassadeurs présents lors de la réunion.

acm/bc/hj

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