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L'iPhone 5 est meilleur que les autres - mais c'est seulement un téléphone

24/09/2012 12:16 EDT | Actualisé 24/11/2012 05:12 EST

TORONTO - L'iPhone 5 n'est qu'un téléphone.

Il est parfois nécessaire de le répéter, compte tenu de la frénésie qui accompagne inévitablement le lancement de tout nouveau produit par Apple.

Ceux qui ne connaissent rien à la technologie pourraient penser qu'Apple a accouché d'une merveille technologique révolutionnaire, si on se fie à la couverture médiatique frénétique qui a débuté il y a des mois et qui s'est poursuivie ces derniers jours avec la diffusion d'images montrant des gens faisant la file — parfois depuis plusieurs jours — à la porte des boutiques Apple du monde.

Mais l'iPhone 5 n'est qu'un téléphone. Un téléphone fantastique, c'est certain, et peut-être même le meilleur qui soit actuellement disponible sur le marché. C'est certainement le meilleur à avoir jamais été offert par Apple, une amélioration modeste mais remarquable par rapport à son puissant prédécesseur. Mais l'iPhone 5 ne représente pas une secousse sismique dans le monde de la téléphonie mobile et il ne rend certainement pas obsolètes l'iPhone 4 ou le 4S — ou même d'autres téléphones sophistiqués offerts par des rivaux comme Samsung.

On doit toutefois souligner qu'Apple a rendu encore meilleur un téléphone qui trônait déjà au sommet de son domaine.

L'apparence améliorée du iPhone est immanquable. Comparativement aux modèles précédent, il a été étiré d'un peu moins d'un centimètre à la verticale, ce qui a permis à Apple d'allonger la verticale de l'écran d'environ 1,25 centimètre et d'obtenir le rapport de cadre de 16:9 utilisé par la vidéo en haute définition.

Cet écran agrandi a permis l'ajout d'une rangée d'icônes sur la page d'accueil, on peut visionner davantage du contenu d'une page Web avant de devoir défiler et les vidéos en haute définition remplissent tout l'écran. Mais puisque toutes les applications n'ont pas été optimisées pour le nouvel affichage, les utilisateurs devront parfois endurer des bandes noires de chaque côté de l'écran. D'autres utilisateurs seront peut-être déçus qu'Apple n'ait pas adopté un écran encore plus grand — comme celui du Galaxy S III de Samsung, qui offre deux centimètres de plus à la diagonale — mais en bout de compte, c'est une question de préférence personnelle.

Apple se vante aussi que l'iPhone 5 soit 18 pour cent plus mince et 20 pour cent plus léger que le modèle précédent, mais cet exploit technologique n'est pas vraiment une fonctionnalité digne de mention.

Comme cela est souvent le cas avec de nouveaux modèles, la capacité de traitement du iPhone 5 a été nettement améliorée, lui permettant d'être potentiellement deux fois plus rapide que l'iPhone 4S. Mais dans les faits, les programmeurs n'ont pas encore eu la chance de tirer profit de cette puissance supplémentaire et l'iPhone 5 n'est donc pas réellement plus rapide que son prédécesseur. Les applications et le fureteur Web réagissent toutefois nettement plus promptement.

Cette navigation en ligne améliorée découle en partie de la capacité du téléphone à exploiter un nouveau type de réseau haute vitesse appelé LTE, qui représente une amélioration importante par rapport au réseau 3G. Dans les meilleures conditions, le LTE pulvérise la majorité des connexions Internet résidentielles. Cette vitesse fulgurante n'est pas toujours évidente, mais sa présence est immanquable quand vient le temps de visionner des vidéos qui apparaissent instantanément, sans la moindre mise en tampon.

L'iPhone 5 n'est pas sans ses défauts. Il utilise ainsi un nouveau connecteur qui rend tous les accessoires précédents inutilisables à moins d'acheter un adapteur qui coûte environ 35 $ (en attendant que des adapteurs génériques moins dispendieux arrivent sur le marché). D'autres ont également décrié qu'Apple ait abandonné le service de cartographie Google Maps au profit d'un autre fournisseur possiblement moins fiable, mais ce service est en réalité tout à fait acceptable. Ceux qui désirent absolument utiliser Google Maps n'auront qu'à y accéder par le biais du fureteur.

Quant à Siri, l'assistante personnelle virtuelle d'Apple, sa prestation sur l'iPhone 5 est inégale. Siri peine ainsi parfois à reconnaître certains mots, mais sa performance quand vient le temps de dicter un courriel est impressionnante. Apple précise toutefois que Siri n'est pas un produit fini et que son développement se poursuit.

Cela étant dit, les iPhones 4 et 4S ont encore leur place sur le marché. Tous deux peuvent utiliser le nouveau système d'exploitation iOS 6, même si certaines particularités ne fonctionneront pas sur le 4. Certains partisans d'Apple auront toujours besoin du modèle le plus récent et leur décision de passer au iPhone 5 est déjà prise. Ceux qui ont récemment acheté un iPhone 4S pourront vouloir prendre leur mal en patience en attendant le prochain bébé d'Apple, l'an prochain.

Pour ceux qui cherchent un nouveau téléphone, il vaut la peine de jeter un coup d'oeil du côté des deux modèles précédents. L'iPhone 4S peut faire pratiquement tout ce que l'iPhone 5 peut faire, mais un peu plus lentement. Il est aussi incapable de se brancher au réseau LTE, mais il ne coûte qu'environ 80 $ avec un contrat de trois ans.

Quant au iPhone 4, il est essentiellement gratuit avec un contrat de trois ans. Les deux fonctionnalités manquantes les plus importantes, Siri et Facetime, ne sont certainement pas essentielles.

Et gardons en tête que l'iPhone n'est qu'un téléphone.

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