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L'engagement vis-à-vis de la sécurité d'Israël "plus fort que jamais" (Maison Blanche)

24/09/2012 03:00 EDT | Actualisé 24/11/2012 05:12 EST

L'engagement des Etats-Unis vis-à-vis de la sécurité d'Israël reste "plus fort que jamais", s'est défendue lundi la Maison Blanche après que le président Barack Obama eut dit vouloir gérer le dossier iranien sans prendre en compte "le bruit environnant".

Interrogé sur les pressions insistantes du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, M. Obama a répondu dimanche soir sur la chaîne américaine CBS qu'il était d'accord avec lui pour faire en sorte que l'Iran n'accède pas à l'arme nucléaire.

Mais "quand il s'agit de décisions concernant notre sécurité nationale, la seule pression à laquelle je réagis est celle qui consiste à faire ce qui est bon pour le peuple américain, et dans un tel cas, je vais m'extraire de tout le bruit environnant", a-t-il ajouté.

L'équipe du candidat républicain à la présidentielle du 6 novembre, Mitt Romney, a estimé que ces déclarations traduisaient un manque de soutien de l'administration démocrate à Israël.

"Le président des Etats-Unis ne doit pas faillir dans son engagement et sa résolution à être solidaire avec notre allié démocratique le plus loyal", a ainsi affirmé Ileana Ros-Lehtinen, présidente de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.

"Le président est loin du compte sur ce plan, ce qui est l'une des raisons pour lesquelles il nous faut Mitt Romney à la Maison Blanche", a-t-elle ajouté.

Mais le porte-parole de M. Obama, Jay Carney, a assuré lundi que "le président disait clairement que son engagement, et celui de ce pays (les Etats-Unis) à la sécurité d'Israël est plus fort que jamais, et inébranlable par essence".

Alors que le président Obama va passer lundi après-midi et mardi matin à New York à l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU, M. Carney a aussi rejeté les critiques républicaines sur un autre aspect de l'entretien de M. Obama à CBS, quand il avait décrit le "chemin cahoteux" vers la démocratie des pays du "Printemps arabe".

Des républicains ont affirmé qu'il minimisait ainsi la mort de quatre Américains, dont l'ambassadeur en Libye, le 11 septembre à Benghazi.

"Ces déclarations sont à la fois désespérées et choquantes", a répliqué M. Carney.

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