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Le pétrole ouvre en net recul à New York, sur des craintes pour la demande

24/09/2012 09:44 EDT | Actualisé 24/11/2012 05:12 EST

Les cours du pétrole ont ouvert en net recul lundi à New York, dans un marché plombé par des craintes pour la demande mondiale.

Vers 13H20 GMT, le baril de référence pour livraison en novembre cédait 1,11 dollar, à 91,78 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours du pétrole, qui avaient reculé de plus de 6 dollars le baril la semaine précédente, poursuivaient leur déclin lundi, sur des craintes accrues du marché pour la demande en brut dans le monde, en Chine et particulièrement en Europe, dans un contexte d'abondance de l'offre.

"Les prix du pétrole continuent de baisser alors que l'indice de confiance Ifo en Allemagne s'affaiblit", a relevé Phil Flynn, de Price Futures Group.

L'indice de confiance Ifo des entrepreneurs en Allemagne est tombé en septembre à son plus bas niveau en deux ans et demi, reculant pour le cinquième mois consécutif, selon des chiffres publiés lundi.

"Des inquiétudes pour la capacité de l'Europe à aller vers l'intégration pousse les prix à la baisse", a noté Bart Melek, de TD Securities.

"La semaine précédente, les prix avaient progressé à la faveur d'espoirs que la zone euro soit en train de s'acheminer vers des solutions à sa crise de la dette, mais les désaccords entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande inquiètent", a poursuivi M. Melek.

Aucune avancée n'est notamment ressortie de la rencontre, samedi, entre la chancelière allemande et le président français.

Les deux responsables restent toujours divisés sur le projet de supervision bancaire au sein de la zone euro. Paris souhaiterait que les Européens se dotent d'un tel mécanisme dès janvier 2013, l'Allemagne est moins pressée.

"Ces inquiétudes compensent tout effet positif sur les prix liés à la situation tendue au Moyen-Orient", a ajouté M. Melek.

Du côté de l'offre, les stocks américains de brut ont bondi d'environ 10,5 millions de barils sur les deux premières semaines de septembre, et l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial, a déclaré se tenir prêt à gonfler son offre au-delà de 10 millions de barils par jour.

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