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Hollande attendu à l'ONU sur la Syrie et le Mali

24/09/2012 12:17 EDT | Actualisé 24/11/2012 05:12 EST

PARIS - PARIS (Sipa) — François Hollande est attendu à New York lundi soir pour son premier déplacement en tant que chef d'Etat à l'Assemblée générale des Nations unies. La crise au Sahel et le conflit syrien se trouvent au coeur des préoccupations du président français, qui devrait aussi insister sur la nécessaire réforme des institutions onusiennes.

Reçu lundi soir par le secrétaire général de l'institution, Ban Ki-moon, le chef de l'Etat abordera les grands dossiers du moment: Mali, Syrie, Proche-Orient, Iran, mais il devrait aussi exprimer ses préoccupations concernant le fonctionnement des Nations unies. Temps fort de son déplacement: son discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, d'une durée d'un quart d'heure, est prévu mardi vers mid, heure locale (18h à Paris).

Alors qu'une intervention militaire africaine se dessine au Mali, François Hollande doit s'entretenir mardi avec certains des principaux dirigeants de la région: le président du Nigeria Goodluck Jonathan, son homologue sud-africain Jacob Zuma et togolais, Faure Gnassingbé.

Mercredi, avant de rentrer en France, le chef de l'Etat participera aussi à une réunion de haut niveau sur la région du Sahel, où six otages français sont actuellement détenus. Sous l'impulsion de la CEDEAO (Communauté économique des Etat d'Afrique de l'Ouest), un projet de résolution qui devra être examiné ultérieurement par l'ONU est en cours d'élaboration, afin de permettre à une force internationale de se déployer dans le nord du Mali. Des rebelles touaregs chassés par la suite par des groupes islamistes se sont emparés de cette région à la faveur du coup d'Etat de mars qui a déstabilisé le pays.

François Hollande devrait aussi, une nouvelle fois, faire part de son inquiétude sur la paralysie de l'ONU dans la crise syrienne, la Russie et la Chine -deux membres permanents du Conseil de sécurité- opposant leur veto aux projets de résolution successifs. Il évoquera mardi ce sujet ainsi que le Proche-Orient avec le roi Abdallah de Jordanie, le président égyptien Mohammed Morsi et Najib Mikati, le Premier ministre libanais. Le président français doit également rencontrer mardi celui de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui réclame le statut d' "Etat observateur non-membre" pour la Palestine à l'ONU.

Par ailleurs, François Hollande insistera sur la réforme des Nations unies que Paris considère comme impérative pour que l'organisation gagne en efficacité.

Lors de la Conférence des ambassadeurs, le 27 août à l'Elysée, le président avait plaidé pour "une organisation capable de prononcer des sanctions et de les faire appliquer en saisissant la justice internationale contre les dictateurs et les crimes les plus graves". "Le blocage du système conduit, soit à son contournement, soit à son impuissance", avait-il estimé, souhaitant "faire avancer la réforme du Conseil de sécurité pour permettre à de nouveaux membres permanents comme non-permanents d'y siéger".

En marge du programme diplomatique, François Hollande et sa compagne Valérie Trierweiler profiteront de leur déplacement new-yorkais pour donner mardi en fin d'après-midi une réception pour la communauté française à Roseland Ballroom, une salle de Broadway. Le couple présidentiel se rendra ensuite à Ground Zero, le site des tours jumelles du World Trade Center détruites dans les attentats de 2001, pour déposer une gerbe de fleurs devant le mémorial du 11-Septembre.

AP-sc/st

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