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Euthanasie de porcelets critiquée : une méthode parmi d'autres, selon un expert

24/09/2012 12:37 EDT | Actualisé 24/11/2012 05:12 EST

Un ex-travailleur d'une porcherie manitobaine près d'Austin affirme que l'abattage de 1300 porcelets qui ont dû être euthanasiés par la province ne s'est peut-être pas fait sans cruauté.

Le bureau du vétérinaire en chef mène une enquête pour faire la lumière sur les circonstances qui ont obligé l'abattage des bêtes de la ferme, il y a un mois.

Toutefois, c'est Tony Heppner, un homme qui travaillait dans l'établissement à l'époque, qui soulève aujourd'hui des questions quant à la façon dont les agents du gouvernement ont abattu les animaux pour « éviter davantage de douleur et de souffrance », en août.

M. Heppner raconte qu'après avoir rassemblé tous les porcelets de deux mois dans un enclos comme cela lui a été demandé, il a vu un agent provincial sortir un fusil de calibre 22 et ouvrir le feu.

L'homme soutient que certains petits pourceaux ont reçu jusqu'à cinq balles. Les animaux auraient plutôt dû être asphyxiés, selon lui.

Dans un courriel reçu vendredi, la province maintient avoir trouvé les animaux « en détresse aiguë » et les avoir « euthanasiés sans cruauté, en temps opportun et à l'aide des méthodes les plus appropriées pour éviter davantage de souffrance chez ces animaux ».

Méthode effectivement appropriée, selon un expert

Le rassemblement d'autant de porcelets dans un enclos et leur abattage à l'arme à feu est acceptable, estime le directeur des soins animaliers et des services vétérinaires de l'Université du Manitoba, Richard Hodges.

Plusieurs méthodes d'euthanasie existent pour ces animaux, dont l'injection mortelle, mais le nombre était un facteur déterminant dans le cas de la ferme près d'Austin, affirme M. Hodges.

Le fait d'être séparés s'avère plus stressant pour les petits animaux dit-il. Il n'est pas réaliste d'attraper les porcelets un par un et de leur tirer dans la tête, une méthode bien plus longue et stressante pour les bêtes, ajoute M. Hodges.

L'universitaire doute toutefois qu'il ait fallu plusieurs coups de feu pour tuer les porcelets.

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