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Entente cette semaine entre Chrysler et ses syndiqués?

24/09/2012 07:05 EDT | Actualisé 24/11/2012 05:12 EST

Des pourparlers reprennent, lundi, entre Chrysler et le syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) pour renouveler les conventions collectives, comme l'ont déjà fait Ford et General Motors.

Les travailleurs de Ford ont ratifié durant le week-end l'accord de principe conclu il y a une semaine. De leur côté, les employés de GM tiendront un vote de ratification mercredi et jeudi.

Les TCA indiquent qu'ils ont tenu des discussions informelles avec Chrysler dimanche. Le syndicat espère s'entendre avec le troisième grand américain de l'auto avant la fin de la semaine.

Le leader syndical Dino Chiodo, qui représente les travailleurs de Chrysler à Windsor, dit qu'une grève serait une solution de dernier recours.

Le syndicat peut débrayer légalement à 24 heures d'avis.

Pour sa part, le président national des TCA, Ken Lewenza, dit avoir beaucoup de respect pour le PDG de Chrysler, Sergio Marchionne. Il ajoute, toutefois, qu'il ne « peut y avoir du respect que lorsque les deux parties auront mis le point final à une entente. »

Chrysler s'est montré réticent à entériner l'accord-cadre conclu entre les TCA et Ford. Le constructeur, allié avec la compagnie italienne Fiat, envisage d'augmenter sa main-d'oeuvre en Ontario et cherche donc à réduire le plus possible ses coûts de production.

En revanche, Ford a fermé son usine à St. Thomas l'an dernier et elle ne produit plus de minifourgonnettes à Oakville.

Entente ratifiée avec Ford

Les accords signés entre les TCA et Ford et GM ne comprennent pas d'augmentations de salaire, mais les travailleurs auront droit à des bonus annuels.

Plus de 80 % des 3000 syndiqués qui ont participé au vote ont donné leur appui.

Certains travailleurs ont concédé, toutefois, que leur syndicat avait sauvé les meubles en faisant des concessions sur les dos des nouveaux employés, qui mettront désormais dix ans avant d'atteindre le même taux horaire. Leur régime de retraite sera, par ailleurs, inférieur à celui des employés existants.

Impact local

L'incertitude causée par la menace d'un débrayage dans l'industrie automobile a déjà provoqué un ralentissement économique à Brampton, où Chrysler a une usine.

Le restaurateur Sam Russo raconte que même ses clients habituels ne sont plus au rendez-vous. Il ajoute que plusieurs commerçants ont remarqué que les travailleurs de l'auto avaient déjà réduit leurs dépenses la semaine dernière.

Selon l'économiste indépendant Donald Rumball, les entrepreneurs doivent s'attendre à des mois difficiles si des ententes ne sont pas conclues rapidement pour le renouvellement des conventions collectives.

« La paie que le syndicat donne aux grévistes, dit-il, c'est pas la même chose que le salaire, c'est très inquiétant si on peut considérer la possibilité d'une grève de quelques mois. »

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