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Direction de la protection de la jeunesse: une hausse des signalements

24/09/2012 03:31 EDT | Actualisé 24/11/2012 05:12 EST

MONTRÉAL - Depuis cinq ans, les Directions de la protection de la jeunesse notent une hausse cumulative des signalements au Québec. La dernière année ne fait pas exception avec 0,9 pour cent de plus de signalements.

Dans son bilan annuel, rendu public lundi, la DPJ a compilé 77 244 signalements. Cela représente une moyenne quotidienne de 211 situations rapportées chaque jour au Québec.

Les principaux motifs de signalements retenus concernent des cas de négligence ou le risque sérieux de négligence, dans 36 pour cent des cas, ou encore des abus ou risques d'abus physique dans 27,6 pour cent des signalements.

S'il peut être préoccupant de voir un nombre de signalements aussi élevé, Maryse Davreux, directrice de la protection de la jeunesse de la Montérégie, croit qu'il s'agit d'une situation préférable au silence ou à l'indifférence. Du reste, toutes les situations soupçonnées ne mènent pas forcément à l'amorce d'un dossier ou à une intervention.

Outre les données factuelles liées aux activités courantes de la DPJ, l'organisation profite de son neuvième bilan pour exprimer ses appréhensions à l'égard du projet de loi fédéral C-10 qui durcit plusieurs peines dont celles liées aux jeunes contrevenants.

Mme Davreux redoute une augmentation des incarcérations et moins d'espace pour les programmes de réinsertion.

«On a peur qu'avec C-10, le caractère plus répressif et plus automatique se traduira par une augmentation des détentions provisoires, alors que le modèle québécois tient beaucoup à la réadaptation», dit-elle.

Elle souligne également qu'à l'heure actuelle, une plus grande latitude est accordée pour la détermination des peines selon le délit causé et le jeune contrevenant.

Les modifications à la Loi sur le système de justice pénale pour adolescents (LSJPA), selon les règles définies par la C-10, s'appliqueront à compter du 23 octobre prochain.

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