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Des opposants tolérés par Damas appellent à un régime "démocratique"

24/09/2012 07:06 EDT | Actualisé 24/11/2012 05:12 EST

Une vingtaine de partis de l'opposition tolérés par le régime syrien ont réclamé la tenue d'une conférence internationale en vue de l'instauration d'un régime "démocratique" et "pluraliste" en Syrie.

Ces partis ont demandé au médiateur international pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, d"'organiser une conférence internationale à laquelle participeraient les parties concernées pour passer (...) à un régime démocratique et pluraliste", selon un communiqué publié dimanche soir au terme de leur réunion.

Les participants, membres du Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND), ont demandé une nouvelle fois au régime du président Bachar al-Assad et à l'opposition armée d'arrêter les violences.

"La solution sécuritaire et militaire adoptée par le régime pour répondre à la révolution du peuple appelant à la liberté et la démocratie, a généré la violence", affirment les opposants, appelant les belligérants à "cesser immédiatement" les combats.

Ils ont invité en outre toutes les composantes de l'opposition, de l'intérieur comme à l'étranger, à "oeuvrer ensemble (...) pour un changement radical, démocratique et global qui concrétisera les revendications du peuple syrien".

La réunion a été organisée en présence des ambassadeurs de Russie et d'Iran, deux principaux alliés du régime. Une première conférence a eu lieu en septembre 2011 près de Damas.

Proche de la Russie, le CCCND est dirigé par Hassan Abdel Azim et est basé en Syrie. Regroupant des partis nationalistes arabes, kurdes, socialistes et marxistes, il refuse toute idée d'intervention militaire étrangère en Syrie et ne réclame pas expressément le départ de M. Assad.

Jeudi dernier, trois de ses membres ont été enlevés sur la route de l'aéroport de Damas, et le CCCND a accusé dans un communiqué "les renseignements de l'armée de l'air" de les avoir kidnappés.

Une tentative de rapprochement de ce mouvement avec le Conseil national syrien (CNS), la principale coalition de l'opposition en exil, s'était soldée par un échec.

Le conflit en Syrie a fait plus de 29.000 morts depuis 18 mois, selon une ONG syrienne.

rm/ram/tp

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