NOUVELLES

Clinton remercie le Pakistan pour sa réponse aux violences antiaméricaines

24/09/2012 12:17 EDT | Actualisé 24/11/2012 05:12 EST

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a remercié lundi le président pakistanais Asif Ali Zardari pour la "réponse forte" de son gouvernement aux violences antiaméricaines qui secouent ce pays musulman d'Asie depuis deux semaines.

Les deux dirigeants se sont rencontrés dans un hôtel de New York, à la veille de l'ouverture officielle de l'Assemblée générale de l'ONU, ont constaté des journalistes.

Mme Clinton a appelé M. Zardari "mon ami" et lui a dit que les Etats-Unis avaient "beaucoup apprécié la réponse forte de (votre) gouvernement" aux manifestations et violences dirigées contre les Etats-Unis à propos d'un film dénigrant l'islam.

M. Zardari a répondu que "la période avait été difficile pour nous tous".

Le gouvernement pakistanais avait pris ses distances dimanche avec l'initiative d'un ministre qui a mis à prix pour 100.000 dollars la tête du réalisateur du film anti-islam "L'innocence des musulmans". Un responsable du département d'Etat s'était félicité dimanche soir de cette prise de distance par Islamabad, condamnant les propos "incendiaires" du ministre.

Le Pakistan a été l'un des principaux foyers des violences contre ce film dans le monde musulman. Vendredi, après la grande prière, des manifestations de quelque 45.000 personnes y ont dégénéré en affrontements avec la police, faisant 21 morts et plus de 200 blessés.

En visite ce jour-là à Washington, la ministre pakistanaise des Affaires étrangères, Hina Rabbani Khar, avait assuré auprès de Mme Clinton que les deux pays retissaient leurs liens, après "dix-huit mois très, très difficiles", notamment depuis l'opération américaine contre Oussama Ben Laden en mai 2011.

Les deux capitales ont renoué depuis qu'Islamabad a rouvert en juillet les routes d'approvisionnement de l'Otan vers Afghanistan.

Mais Washington a annoncé début septembre qu'il considérait le réseau taliban Haqqani, basé dans les zones tribales du Pakistan et proche d'Al-Qaïda, comme un groupe "terroriste" responsable d'attaques en Afghanistan. Une décision qu'Islamabad n'a pas appréciée.

Après les attentats du 11-Septembre, le président américain d'alors, George W. Bush, avait érigé le Pakistan, seule puissance nucléaire militaire du monde musulman, en allié dans sa "guerre contre le terrorisme".

nr/bdx

PLUS:afp