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Après sa fille, le fils de l'ex-président Rafsandjani arrêté en Iran (presse)

24/09/2012 08:29 EDT | Actualisé 24/11/2012 05:12 EST

Les autorités iraniennes ont arrêté le fils de l'ancien président Akbar Hachemi Rafsandjani à son retour de Grande-Bretagne lundi, deux jours après avoir mis sous les verrous la fille du dirigeant iranien, a rapporté l'agence de presse officielle Irna.

A son arrivée à Téhéran en provenance de Dubaï, après un vol au départ du Royaume Uni où il vivait ces trois dernières années, Mehdi Hachemi a été placé en détention à l'issue de plusieurs heures d'interrogatoire par le parquet.

L'Iran avait émis un mandat d'arrêt à son encontre en 2010.

Samedi, la soeur de Mehdi Hachemi, Faezeh Hachemi, a été arrêtée et emprisonnée pour purger une peine de six mois dont elle a écopé pour "propagande contre le régime". Cette peine, infligée en début d'année, n'avait pas été mise à exécution jusque là.

Le frère et sa soeur sont accusés par les autorités d'être impliqués dans les manifestations de 2009, déclenchées par la réélection de Mahmoud Ahmadinejad pour un second mandat de président, lors d'un scrutin marqué selon l'opposition par des fraudes.

Faezeh Hachemi avait été brièvement interpellée, comme des milliers d'autres protestataires, après ces manifestations, et Mehdi Hachemi avait fui le pays.

Leur père, un influent dignitaire qui a été président de l'Iran de 1989 à 1997, est un modéré actuellement marginalisé par les tenants du conservatisme au sein du régime iranien.

Akbar Hachemi Rafsandjani dirige toujours le Conseil de discernement du régime, la plus haute instance d'arbitrage politique du pays. Il a été critiqué par les conservateurs qui lui reprochent de ne pas avoir condamné les leaders de l'opposition Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, qui avaient pris la tête de la contestation contre la réélection de M. Ahmadinejad.

Ces derniers sont placés en résidence surveillée.

M. Ahmadinejad, qui a battu M. Rafsandjani lors de la présidentielle de 2005, doit quitter le pouvoir l'an prochain, après avoir effectué deux mandats, soit le maximum autorisé. Des élections présidentielles sont prévues le 14 juin 2013.

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