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Siemens a vendu des équipements piégés à l'Iran (député iranien)

23/09/2012 05:35 EDT | Actualisé 23/11/2012 05:12 EST

Un influent député iranien, Alaeddine Boroujerdi, a accusé le géant industriel allemand Siemens d'avoir vendu à son pays des équipements munis de mini-explosifs qui ont été repérés par les services secrets iraniens et retirés, selon des médias locaux dimanche.

M. Boroujerdi, qui préside la commission parlementaire de la Sécurité nationale et des Affaires étrangères, a porté cette accusation lors d'un entretien avec le site d'informations du Parlement Icana (www.icana.ir/NewsPage.aspx?NewsID=206727).

"Les services de renseignements et de sécurité ont découvert des explosifs dans les équipements qui nous avaient été fournis pour nos activités nucléaires", a-t-il affirmé.

Les charges "devaient exploser (...) pour perturber l'ensemble du système. Mais, des experts iraniens ont réduit à néant le complot de l'ennemi", a-t-il affirmé à Icana. "L'entreprise Siemens, qui a fourni cet équipement, devra répondre de cette action", a-t-il martelé.

La chaîne iranienne Press TV a fait état de cette accusation.

Siemens n'était pas disponible dans l'immédiat.

L'Iran accuse régulièrement les services de renseignements occidentaux ou israéliens de tentatives de sabotage, mais fournit peu de preuves.

Néanmoins, quatre scientifiques nucléaires iraniens ont été tués ces deux dernières années, Téhéran accusant l'Etat hébreu, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

L'Iran a aussi été la cible de virus informatiques élaborés, comme Stuxnet et Flame, qui visaient son programme nucléaire.

Les grandes puissances et Israël, considéré comme l'unique détenteur de l'arme nucléaire dans la région, soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie catégoriquement.

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