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L'unique soeur du président Assad s'installe à Dubaï (résidents syriens)

23/09/2012 08:39 EDT | Actualisé 23/11/2012 05:12 EST

L'unique soeur du président syrien Bachar al-Assad, Bouchra, dont l'époux a été tué en juillet dans un attentat à Damas, s'est établie à Dubaï avec ses enfants, ont annoncé dimanche à l'AFP des résidents syriens de la cité-Etat.

Bouchra al-Assad est la veuve de l'un des "faucons" de l'appareil sécuritaire en Syrie, le général Assef Chawkat, tué le 18 juillet dans un attentat qui avait également coûté la vie à trois autres hauts responsables syriens.

Soeur aînée du président, pharmacienne de formation d'une cinquantaine d'années, Bouchra al-Assad est mère de cinq enfants qu'elle a inscrits dans un établissement privé de Dubaï, d'après des Syriens habitant à Dubaï.

Selon Ayman Abdel Nour, rédacteur en chef du site d'opposition all4syria.com, Bouchra al-Assad, qui n'occupe aucune fonction en Syrie, a quitté le pays en raison de divergences avec son frère.

Le président Assad "l'a accusée d'être proche de l'opposition car elle n'approuvait pas entièrement sa politique", a assuré M. Abdel Nour.

Bouchra al-Assad avait déjà résidé pendant un an, en 2008, à Abou Dhabi avec ses enfants.

Avec le départ de Bouchra, le président syrien n'a plus qu'un frère en Syrie, Maher.

Il dirige la Garde Républicaine, unité d'élite qui défend le régime, et la quatrième division de l'armée. Les militants anti-régime le considèrent comme le principal artisan de la répression en Syrie.

Les deux autres frères de Bachar sont décédés. Bassel, considéré comme le successeur potentiel de son père, Hafez al-Assad, qui a dirigé la Syrie de 1971 à 2000, a trouvé la mort dans un accident de voiture en 1994. Quant à Majd, il est décédé des suites d'une maladie en 2009.

Un grand nombre d'hommes d'affaires et de Syriens fortunés sont arrivés à Dubaï au cours des derniers mois.

La sanglante répression du soulèvement contre le régime syrien et les combats entre soldats et rebelles ont fait plus de 29.000 morts depuis mars 2011, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

lyn-at/cco

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