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Libye: le président El-Megaref veut démanteler les milices illégitimes

23/09/2012 08:17 EDT | Actualisé 23/11/2012 05:12 EST

BENGHAZI, Libye - Le président libyen Mohammed el-Megaref a ordonné le démantèlement des milices "illégitimes" après la révolte d'habitants de Benghazi qui ont pris d'assaut vendredi le siège de plusieurs groupes armés, dont Ansar al-Charia, soupçonné dans l'attaque meurtrière du consulat américain le 11 septembre.

Lors d'une conférence de presse tard samedi soir, le président libyen a expliqué qu'un centre d'opérations conjointes à Benghazi, dans l'est du pays, assurerait la coordination entre les différentes milices autorisées et l'armée.

Les autres groupes armés opérant en dehors de "la légitimité de l'Etat" seront démantelées, a-t-il dit.

L'armée, dans un communiqué publié par l'agence officielle LANA, a demandé aux groupes armés utilisant des casernes et installations militaires dans la capitale Tripoli et d'autres villes du pays d'en remettre le contrôle aux forces régulières. La force sera utilisée en cas de refus d'obtempérer, avertit l'armée.

En l'absence de forces de sécurité suffisantes, le gouvernement libyen s'est appuyé sur certaines milices pour assurer l'ordre. Elles sont en principe sous la tutelle de l'armée et du ministère de l'Intérieur, mais leur commandement n'est pas unifié, opérant souvent de façon autonome.

Vendredi, quelque 30.000 personnes avaient défilé à Benghazi dans l'est du pays pour dénoncer les dérives de ces milices lourdement armées et incontrôlées, qui profitent de la confusion laissée par la chute du régime du défunt Moammar Kadhafi l'an dernier.

Des centaines de protestataires s'en sont pris ensuite au siège de plusieurs milices islamistes, chassant de leurs quartier général les salafistes de la brigade Ansar al-Charia. Cette milice est soupçonnée d'être derrière l'attaque du consulat américain de Benghazi le 11 septembre dernier, dans laquelle l'ambassadeur des Etats-Unis Chris Stevens et trois autres Américains ont péri.

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