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Les agriculteurs du Pontiac attendent toujours de l'aide pour surmonter les effets de la sécheresse

23/09/2012 05:26 EDT | Actualisé 23/11/2012 05:12 EST

La sécheresse qui a fait des ravages dans le Pontiac cause une situation de crise. Les fermiers font maintenant face à des choix déchirants. Les directeurs de l'Union des producteurs agricoles (UPA) se réunissent à nouveau pour faire le point sur la situation, lundi.

La crise dure depuis trois mois et les agriculteurs du Pontiac attendent toujours de l'aide pour y faire face. La sécheresse de cet été a détruit plusieurs champs de Chris Judd.

La nouvelle plantation de foin qu'il a semée pour l'an prochain ne contient que des mauvaises herbes et les champs de maïs ont donné des pousses rachitiques.

Déjà, la recette pour nourrir ses vaches laitières a dû être modifiée. Chris Judd y met plus de grains, une denrée qui coûte plus cher parce qu'elle provient des États-Unis où les effets de la sécheresse se font aussi ressentir.

La catastrophe pour les agriculteurs du Pontiac ne se voit pas uniquement dans les champs. Les entrepôts de fourrage pour nourrir les troupeaux devraient être pleins à ce temps-ci de l'année, alors qu'ils sont en fait à moitié vide.

L'éleveur de mouton André Macron possède un troupeau de 200 bêtes et doit acheter du foin pour les nourrir. Sans l'aide des gouvernements pour transporter le foin offert d'agriculteurs plus favorisés, il ne sera plus rentable de garder ses moutons, pour lui. En effet, un mouton se vend 80 $ alors qu'un ballot de foin avec transport peut coûter jusqu'à 100 $.

Dans le Pontiac la tension est palpable et cette attente est coûteuse. Les agriculteurs finissent par faire des choix difficiles puisque l'argent du fédéral et du provincial ne vient toujours pas.

Le député fédéral de Pontiac, Mathieu Ravignat, somme Ottawa d'agir et vite. Il dénonce également les compressions dans le programme Cultivons l'avenir, un programme qui sert à venir en aide aux agriculteurs lorsqu'ils vivent des situations comme celle-là.

D'après le reportage de Rachel Gaulin

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