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Implanter une piquerie supervisée à Québec : un documentaire relance le débat

23/09/2012 06:53 EDT | Actualisé 23/11/2012 05:12 EST

Le documentaire Pas de piquerie dans mon quartier ramène la question de l'implantation d'un centre d'injection supervisée dans la capitale.

Pendant deux ans, les réalisateurs Jonathan et Jean-Laurence Seaborn ont accompagné des toxicomanes dans leur quotidien à Québec.

« Voir une scène d'injection supervisée dans un parc ça existe au quotidien, ce n'est pas quelque chose qu'on montrer à nos enfants, ce n'est pas quelque chose qu'on veut voir », affirme le co-réalisateur Jonathan Seaborn.

Le sujet soulève les passions. En 2011, la Cour supérieure a statué qu'un centre d'injection supervisée à Vancouver était légitime. Le gouvernement du Québec s'est également montré favorable à un tel projet. Cependant, de nombreux commerçants du quartier Saint-Roch s'y opposent.

« La SDC [Société de développement commercial de Québec] est définitivement contre un centre d'injection supervisée dans Saint-Roch », confirme Chantale Gilbert, conseillère municipale du district des Faubourgs.

« Les gens ont commencé à croire qu'on voulait faire un film pour détruire le nouveau Saint-Roch, qu'il allait y avoir une guerre de commerces, mais il y en a pas de bons ou de méchants dans le film, on est loin de ça! », soutient Jean-Laurence Seaborn, co-réalisateur.

Les réalisateurs estiment qu'il y aurait 5 000 toxicomanes qui s'injectent des drogues à Québec.

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