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Un groupe islamiste émirati dément disposer d'un organe militaire

22/09/2012 06:41 EDT | Actualisé 22/11/2012 05:12 EST

Le groupe islamiste émirati Al-Islah a nié samedi disposer d'un organe militaire et ou recevoir des financements de l'étranger pour instaurer un régime islamique aux Emirats arabes unis.

Dans un communiqué parvenu à l'AFP, Al-Islah se définit comme un groupe "pacifique, civil et modéré qui n'a pas opté et n'optera jamais pour les armes" dans son action en faveur de réformes dans ce pays du Golfe.

Jeudi, le quotidien local Al Khaleej avait rapporté qu'une soixantaine de prévenus d'Al-Islah avaient avoué appartenir à "une organisation secrète" qui voulait profiter du Printemps arabe pour instaurer un régime islamiste.

Les "aveux" de certains prévenus confirment "l'existence d'une organisation secrète et de financements" occultes, de "contacts avec des organisations de même type à l'étranger", dans une référence aux Frères musulmans, selon le journal.

"L'organisation secrète" avait établi une structure au niveau de chacun des sept émirats de la fédération, dotée d'"un Majlis choura (conseil consultatif) et d'une branche militaire", dans le but de "rétablir le régime du califat" panislamique, aboli par Kemal Ataturk en 1924, selon le journal.

"Ce sont des accusations sans fondements", a répliqué Al-Islah, affirmant dans son communiqué "n'avoir aucun lien avec l'organisation mondiale des Frères musulmans".

Il se définit comme un groupe "patriotique indépendant, qui n'a reçu aucune aide financière de l'étranger et qui n'a aucun lien avec l'étranger", tout en soulignant "être fidèle au gouvernement des Emirats" et "croire à la légalité du pouvoir en place".

Le 12 septembre, Al-Islah avait indiqué que le nombre de ses partisans arrêtés avait atteint 61, soulignant que "les détenus n'ont pas accès à leurs familles ou à leurs avocats", que "le lieu de leur incarcération est tenu secret" et qu'ils sont "soumis à des tortures".

Le 15 juillet, les autorités avaient annoncé le démantèlement d'un groupe pour complot contre la sécurité de l'Etat et le chef de la police de Dubaï, Dhahi Khalfane, avait par la suite accusé les Frères musulmans de chercher à renverser les monarchies du Golfe et affirmé que les militants arrêtés pour complot avaient fait allégeance au guide de la confrérie.

La fédération des Emirats arabes unis, l'un des pays les plus riches du monde, a été épargnée par la vague de contestation populaire qui a secoué le monde arabe.

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