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Syrie : un poste militaire libanais attaqué par les rebelles

22/09/2012 04:35 EDT | Actualisé 21/11/2012 05:12 EST

Encore une fois, le conflit syrien déborde de ses frontières. L'armée libanaise a affirmé par communiqué qu'un de ses postes dans l'est du pays, près de la frontière avec la Syrie, a été attaqué par un grand nombre de rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL). Aucune victime n'est toutefois signalée.

« Pour la deuxième fois en moins d'une semaine, une force de l'Armée syrienne libre (ASL) est entrée dans la nuit dans les environs du [village libanais] d'Arsal et ils ont attaqué un poste de l'armée libanaise avec un grand nombre d'hommes armés, sans faire de blessés parmi les soldats », a indiqué l'armée libanaise dans son communiqué.

Elle a aussi précisé que des renforts ont été dépêchés vers le poste attaqué. Les soldats ont ainsi poursuivi les assaillants qui se sont enfuis dans les montagnes et villages frontaliers avec le Liban.

Selon l'armée libanaise, c'est la deuxième attaque contre ce poste militaire en l'espace d'une semaine.

Des sources de sécurité libanaises affirment que des rebelles combattant le régime de Bachar Al-Assad se retranchent parfois dans la région d'Arsal, dont les habitants sont sympathisants de leur cause.

Les habitants du village libanais d'Arsal, pour leur part, accusent régulièrement l'armée syrienne d'incursions et d'enlèvements de Syriens qui trouvent refuge chez eux.

Mais ce village sunnite est accusé par des partisans libanais du régime syrien, dont le Hezbollah, de faciliter la contrebande d'armes au profit des rebelles.

Accrochages à la frontière jordanienne

Par ailleurs, des activistes syriens ont fait état d'accrochages entre les rebelles et l'armée syrienne à la frontière avec la Jordanie, qui accueille des milliers de réfugiés syriens.

Selon les activistes, les accrochages ont eu lieu plus précisément au point nommé Nacir sur l'autoroute reliant les capitales des deux pays.

La Turquie, l'autre pays voisin de la Syrie, a déployé des canons et des missiles antiaériens près d'un poste frontalier, où de violents affrontements se déroulent entre les rebelles et l'armée.

Selon la chaîne NTV news, ce déploiement est préventif à la suite d'un bombardement de l'aviation syrienne de la ville de Sanliurfa, durant lequel des Turcs ont été blessés.

Le commandement de l'ASL est transféré

L'armée syrienne libre a annoncé le transfert de son commandement de la Turquie vers la Syrie. Une partie du commandement de L'ASL était installé en Turquie depuis près d'une année.

Ce transfert peut marquer une étape importante pour la rébellion, signe que les rebelles contrôlent des parties du territoire syrien.

Le chef de l'ASL, Riad Al-Assaad, a parlé dans son allocution, diffusée sur Internet, de « régions libérées ».

« La bataille d'Alep » se poursuit

Dans la région d'Alep, des combats entre des soldats fidèles à Bachar Al-Assad et les rebelles ont fait au moins 16 morts samedi.

Onze soldats et cinq rebelles auraient été tués lorsque des insurgés ont attaqué des barrages à Abezmo, dans l'ouest de la province d'Alep.

De plus, des tirs d'artillerie ont été entendus tôt samedi matin à Alep, selon un journaliste basé dans la deuxième ville de Syrie.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme, basé à Londres et proche de l'opposition, a pour sa part rapporté des bombardements dans plusieurs quartiers. Un déserteur des forces de sécurité fidèles au régime du président Bachar Al-Assad aurait été tué à Harasta, près de Damas, lors de combats.

En outre, des observateurs sur le terrain rapportaient une vague d'arrestations et de perquisitions dans une ville de la province de Deraa, située au sud de la Syrie.

La Commission générale de la révolution syrienne a ajouté que des maisons auraient été pillées et incendiées à Heit, également située dans la région de Deraa. Des bombardements auraient aussi été entendus dans ce secteur.

Cinq combattants ont aussi été tués à Homs dans des combats survenus aux abords de la ville.

Vendredi, les violences ont fait 182 morts en Syrie, dont 88 civils.

Jeudi, un rapport révélait que les forces armées syriennes réussissaient à s'armer grâce à l'aide de l'Iran et de l'Irak.

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