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L'Impact commence à réaliser qu'il manquera de temps pour se qualifier en séries

22/09/2012 05:10 EDT | Actualisé 22/11/2012 05:12 EST

MONTRÉAL - On ne l'a pas dit clairement, mais on sent qu'un peu tout le monde au sein de l'Impact de Montréal réalise que ce nul de 0-0 face au Sporting Kansas City est venu sonner le glas de sa course aux séries.

«Ma spécialité n'était pas les mathématiques à l'université, mais je commence à trouver qu'il nous manquera quelques points, a philosophé l'entraîneur-chef Jesse Marsch. On regarde les résultats à travers la ligue, mais on est conscients que nous ne sommes pas maîtres de notre destin.

«Avec tous les matchs en mains (dont disposent les clubs devant nous), on ne se retrouve pas dans la meilleure des situations, mais on n'arrête pas. Aussi longtemps qu'il y aura une petite lueur à la fin du tunnel, nous allons tout donner. Cette équipe a donné tout ce qu'elle avait tout au long de la saison. C'est certain qu'on n'arrêtera pas maintenant.»

Marsch s'est un peu échappé en parlant des substitutions qu'il a apportées en début de deuxième demie — Andrew Wenger pour Justin Mapp et Sanna Nyassi pour Alessandro Nesta —, indiquant qu'il fallait «se battre jusqu'à la toute fin» («trying to go down swinging»).

Même son de cloche dans le vestiaire. Alors que ce résultat contre la meilleure équipe dans l'Est aurait été accueilli par de larges sourires il y a quelques semaines, il laissait cette fois un goût amer.

«C'est un peu décevant. Nous, on est des compétiteurs et on sait où on voulait aller, a indiqué le défenseur français Hassoun Camara, joueur du match pour l'Impact. On n'a rien à se reprocher dans ce match. On a obtenu un bon résultat contre une très bonne équipe. Mais c'est frustrant de ne pas avoir récolté les trois points. Je pense que notre prestation a été bonne. Maintenant, il faut se projeter sur le prochain match à Houston et tenter de rapporter les trois points.»

«C'est sûr que tu commences à regarder tous les points laissés derrière cette saison, a pour sa part indiqué le milieu de terrain Patrice Bernier. Il reste trois matchs. Il faut bien finir la saison.

«C'est décevant. On savait que pour ces quatre derniers matchs, nous étions un peu sur la corde raide, qu'il fallait gagner ces quatre matchs. Mais en première mi-temps, nous n'avions pas la même énergie qu'en deuxième. Tu ne peux pas jouer en deux temps contre une équipe qui est en très bonne forme et qui sait exactement ce qu'elle doit faire. C'était trop peu, trop tard.»

Il estime toutefois qu'il ne sera pas difficile de trouver sa motivation pour les denrières rencontres du calendrier.

«Il y a toujours le premier rang parmi les équipes canadiennes à aller chercher, a ajouté Bernier. Après la saison qu'on a connue, il faut profiter de nos trois derniers matchs pour tenter de terminer devant Vancouver et profiter de ce petit avantage que cela nous donnerait l'année prochaine, a-t-il dit en référence au Championnat canadien donnant accès à la Ligue des Champions de la CONCACAF. Il faut bien finir. C'est une première saison et il y a un message à envoyer pour dire que l'an prochain, ça ne sera pas pareil.»

Ce n'est toutefois pas tout le monde qui est résigné. Le capitaine Davy Arnaud ne veut pas entendre parler d'élimination tant que ce n'est pas officiel.

«Jusqu'à ce qu'on me dise que c'est mathématiquement impossible de faire les séries, on est encore en vie pour moi, a-t-il noté. Il faut bien faire au cours de nos trois dernières parties et espérer que ce sera suffisant. Nous savons que ce sera difficile, car les équipes devant ont presque le maximum de points qu'on peut aller chercher. Mais on ne lâchera pas.»

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