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L'Armée syrienne libre déplace son centre de commandement de Turquie en Syrie

22/09/2012 08:45 EDT | Actualisé 22/11/2012 05:12 EST

BEYROUTH - Les dirigeants de l'Armée syrienne libre (ALS) ont annoncé samedi qu'ils avaient déplacé leur centre de commandement de Turquie en Syrie, avec l'objectif d'unir les rebelles et d'accélérer la chute du président Bachar el-Assad.

Le général Moustapha al-Cheikh, qui dirige le Conseil militaire de l'ALS, a déclaré à l'Associated Press que cette décision avait été concrétisée la semaine dernière. Il n'a pas précisé la nouvelle localisation de ce centre, mais il a assuré que ce changement "va accélérer la chute du régime parce qu'il va remonter le moral des rebelles et qu'il y aura un commandement pour suivre les opérations".

Dans une vidéo intitulée "Communiqué numéro 1 de l'intérieur de l'Armée syrienne libre", le commandant de l'ALS, l'ex-colonel de l'armée de l'air Riad al-Asaad, annonce pour sa part que le centre de commandement a été transféré dans "des zones libérées". Riad al-Asaad, qui porte un uniforme militaire et est entouré d'une douzaine d'hommes armés, explique que l'objectif de transférer les opérations de commandement dans des zones tenues par les rebelles est de "lancer le plan de libérer Damas rapidement, si Dieu le veut".

Malgré cette annonce, les rebelles doivent toujours compter sur la Turquie comme base arrière pour le ravitaillement et les renforts. Au cours des derniers mois, les insurgés ont pris le contrôle de parties importantes du territoire syrien frontalières de la Turquie, ainsi que trois postes-frontières, leur permettant de transporter du ravitaillement et d'emmener des gens en Syrie.

Par ailleurs, de violents combats ont opposé pendant plusieurs heures l'armée syrienne aux insurgés dans le sud du pays, près de la frontière jordanienne, ont rapporté samedi des militants de l'opposition syrienne.

Les affrontements, qui se sont déroulés dans la ville frontalière de Nassib et ses environs, se sont prolongés jusqu'à l'aube samedi, selon ces sources.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme, basé en Grande-Bretagne, faisait état de victimes dans chaque camp, sans pouvoir donner de bilan précis.

D'après Mohammed Abou Houran, un militant de la région, les insurgés ont d'abord attaqué une base de défense aérienne près de Nassib et alors qu'ils repartaient, des affrontements les ont opposés à des gardes-frontières syriens.

La ville de Nassib est située dans la province de Deraa, berceau en mars 2011 du mouvement de contestation contre le régime du président Bachar el-Assad. La contestation, réprimée dans le sang, s'est transformée en insurrection, plongeant le pays dans une guerre civile qui a fait près de 30 000 morts, selon les militants.

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