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La rébellion annonce le transfert de son commandement de Turquie en Syrie

22/09/2012 09:28 EDT | Actualisé 22/11/2012 05:12 EST

La rébellion syrienne, minée par les rivalités et pressée par la communauté internationale de contrôler les groupuscules extrémistes qui agissent en son nom, a annoncé samedi le transfert de son commandement central de Turquie voisine en Syrie.

"Nous annonçons une bonne nouvelle à notre peuple syrien libre et héroïque (...): le commandement de l'Armée syrienne libre (ASL) est entré dans les régions libérées" des soldats du régime, a annoncé le chef de l'ASL, Riad al-Assaad dans une vidéo diffusée sur internet.

Le commandement central de l'ASL, formée de déserteurs et de civils ayant pris les armes pour combattre les troupes du régime de Bachar al-Assad, était installé depuis plus d'un an en Turquie. Le colonel Assaad ne précise pas dans quelle région il siégera en Syrie.

Selon lui, la décision de ce transfert a été prise après des "arrangements" avec les bataillons et les brigades rebelles sur place, et que le but était de commencer "bientôt" le plan de "libération de Damas".

Des rivalités opposent Riad al-Assaad au représentant de l'ASL en Syrie, le colonel Kassem Saadeddine. Autre problème majeur au sein du groupe: les généraux à l'extérieur et même à l'intérieur peinent à assurer la coordination avec une multitude de groupuscules qui ont proliféré en Syrie et qui revendiquent une certaine autonomie.

Plusieurs groupes radicaux ont été ainsi accusés des pires violations des droits de l'Homme commises par les rebelles.

"C'est la communauté internationale qui fait pression sur l'ASL pour resserrer ses rangs, car elle s'inquiète de la montée des islamistes et jihadistes au sein de la rébellion", a affirmé à l'AFP un expert sur la Syrie sous couvert de l'anonymat.

"Ce transfert permettra au commandement d'être plus proche des combattants", a affirmé à l'AFP le général Moustapha al-Cheikh, chef du Conseil révolutionnaire supérieur qui chapeaute l'ASL.

Le 5 septembre, il avait affirmé à l'AFP que les dirigeants rebelles tentaient de réformer l'ASL pour surmonter les divisions internes et faire face à la prolifération de groupuscules agissant en son nom mais de manière autonome.

Selon lui, la restructuration est indispensable pour tenter de convaincre une communauté internationale réticente à l'idée d'armer la rébellion "sous prétexte que (l'ASL) n'est pas une véritable institution".

L'armée rebelle compte plusieurs milliers de combattants (entre déserteurs et civils armés) et 3.000 officiers de différents grades, dont 70 généraux, d'après le général.

Près de 80% des villes et villages syriens frontaliers de la Turquie échappent à l'armée et les photos du président syrien ne figurent plus dans beaucoup de bâtiments gouvernementaux, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'AFP a pu constater dans plusieurs de ces régions que les habitants géraient leurs propres affaires.

ram/tp

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