POLITIQUE

Drummondville: les opposants aux gaz de schiste réjouis, mais vigilants

22/09/2012 02:32 EDT | Actualisé 22/11/2012 05:12 EST
SRC

Dans le cadre de la première Journée internationale contre la fracturation hydraulique, des groupes opposés à l'exploitation du gaz de schiste sont réunis à Drummondville.

Le congrès rassemble notamment le Regroupement interrégional gaz de schiste de la Vallée du Saint-Laurent, l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique et la Coalition pour une gestion responsable de l'eau Eau Secours.

Cette rencontre fait écho à des rencontres similaires dans une quarantaine de villes dans le monde contre l'exploitation du gaz de schiste.

Jeudi, la nouvelle ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a déclaré qu'elle ne voyait pas le jour où l'on pourrait exploiter le gaz de schiste de façon sécuritaire.

« C'est ce qu'on a demandé, on est réjouis, mais on ne baisse pas les bras parce que ce n'est pas encore fait. Et on voit qu'il y a beaucoup d'opposition auprès du lobby pétrolier et gazier et même auprès de l'opposition officielle, qui est l'ancien parti qui nous a mis entre les pattes le gaz de schiste. »,a indiqué Serge Fortier, du regroupement interrégional gaz de schiste de la Vallée du Saint-Laurent, pour expliquer la position les groupes présents à cette rencontre.

Les opposants au gaz de schiste auraient voulu l'adoption d'un moratoire complet pour que la question soit classée.

Le président de l'Association pétrolière et gazière du Québec, l'ancien premier ministre Lucien Bouchard, a déploré cette déclaration. Selon lui, le gouvernement devance les conclusions du Comité de l'évaluation environnementale stratégique (EES) sur le gaz de schiste, mis en place l'année dernière.

La ministre Ouellet a indiqué qu'elle souhaitait confier au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) la réalisation de l'évaluation actuellement en cours. Elle veut aussi élargir le mandat de l'étude et y faire contribuer davantage d'« intervenants indépendants ».

Un moratoire sur l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste est en vigueur au Québec au moins jusqu'à la publication du rapport final de l'EES, prévue à la fin de 2013.