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Washington va radier de sa liste "terroriste" des Moudjahidine iraniens

21/09/2012 04:00 EDT | Actualisé 21/11/2012 05:12 EST

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton devrait radier très prochainement d'une liste d'organisations "terroristes" un groupe d'opposants iraniens, les Moudjahidine du peuple, ont annoncé vendredi deux parlementaires américains.

La décision doit être prise par Washington avant le 1er octobre et doit consacrer l'évacuation quasiment achevée et réclamée par l'ONU et les Etats-Unis d'un camp que les Moudjahidine du peuple iranien (OMPI) occupent depuis des années en Irak.

Le représentant républicain de Californie, Dana Rohrabacher, a même devancé la décision de Mme Clinton, se déclarant dans un communiqué "très heureux d'apprendre que le département d'Etat avait donné son accord à la radiation des Moudjahidine-e-Khalq (MeK), de la liste des +organisations terroristes étrangères+".

Les membres du "MeK sont des Iraniens qui désirent un gouvernement (iranien) laïc, épris de paix et démocratique", a déclaré l'élu.

Son collègue républicain du Texas, Ted Poe, a salué lui aussi "l'intention de Hillary Clinton de retirer le Mek de la liste des +organisations terroristes étrangères+". Il s'agit, pour le parlementaire, d'une "décision attendue depuis longtemps et plus que bienvenue" puisque l'OMPI a "renoncé depuis longtemps à la violence et a activement coopéré avec les services américains de renseignement pour glaner des informations sur ce qui se passe en Iran".

Les Moudjahidine du peuple sont considérés depuis 1997 comme une "organisation terroriste" par les Etats-Unis, ce qu'ils contestent, et un tribunal américain a enjoint Mme Clinton de décider de leur radiation ou non de cette liste avant le 1er octobre.

Mme Clinton devait transmettre vendredi au Congrès une "communication classée confidentielle" concernant la "désignation du MeK", s'est contentée de dire la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland.

Washington a toujours lié sa décision à l'évacuation du camp d'Achraf, à 80 km au nord-est de Bagdad, vers le camp Hourriya, encore appelé camp Liberty, une ex-base militaire américaine près de la capitale irakienne.

En vertu d'un accord scellé le 25 décembre 2011 entre l'Irak et l'ONU, le gouvernement irakien devait transférer les réfugiés d'Achraf vers Hourriya, ultime étape avant leur départ d'Irak. Quelque 2.000 personnes avaient déjà été déplacées, mais le relogement des 1.200 restantes était interrompu depuis début mai. Les convois ont repris ces dernières semaines, dimanche dernier avec 680 personnes. Il doit rester encore un petit groupe de 200 personnes, après quoi le processus de relogement sera terminé.

Ces résidents, membres des Moudjahidine du peuple iranien, un groupe de l'opposition iranienne, s'étaient installées en Irak pendant la guerre Iran-Irak (1980-88), avec le soutien du régime de Saddam Hussein pour mener des actions armées contre l'Iran.

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