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Syrie: la France réfléchit à une zone d'exclusion aérienne (responsable)

21/09/2012 06:14 EDT | Actualisé 21/11/2012 05:12 EST

La France continue de réfléchir avec ses partenaires à une éventuelle zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Syrie, a indiqué vendredi un haut responsable français, tout en reconnaissant que ce projet nécessitant un mandat de l'ONU était quasiment irréalisable.

"Nous travaillons, pas seulement nous, mais beaucoup de pays travaillent sur cette question de zone d'exclusion aérienne, mais il est clair que pour le moment c'est très difficile à mettre en place", a déclaré ce responsable français à Washington.

"Nous parlons avec tous nos partenaires, les Turcs, les Américains, les Britanniques et d'autres, mais nous n'avons pas pour le moment l'élan politique pour monter dans un proche avenir une zone d'exclusion aérienne", a ajouté ce responsable qui s'exprimait en anglais auprès de quelques journalistes.

Il a rappelé qu'un tel projet avait besoin d'un feu vert du Conseil de sécurité, une hypothèse exclue compte tenu de l'opposition de la Russie et de la Chine.

Cette idée de zone d'exclusion aérienne, réclamée par l'opposition syrienne, tout comme le projet de zones-tampons en Syrie, ont été évoqués au mois d'août par la communauté internationale, avant de disparaître du débat public.

En visite le 13 septembre au Liban, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian avait jugé irréaliste la création de "zones d'exclusion aérienne".

Toutefois, interrogé le 23 août sur France 24, M. Le Drian avait évoqué la possible instauration d'une zone d'exclusion aérienne sur une partie du territoire syrien, jugeant que cette hypothèse "émise par (la secrétaire d'Etat américaine) Hillary Clinton mérit(ait) d'être étudiée".

Aucun responsable américain n'a prononcé publiquement ces dernières semaines l'expression "zone d'exclusion aérienne".

Lors d'une conférence de presse à Istanbul le 11 août avec son homologue turc Ahmet Davutoglu, Mme Clinton avait été interrogée pour savoir si les projets de Washington et de ses alliés comprenaient cette fameuse "zone d'exclusion aérienne".

Elle avait répondu: "Les sujets que vous évoquez sont exactement ceux que le ministre (turc) et moi-même souhaitons voir étudiés plus en profondeur". "C'est une chose de parler de toutes les actions possibles, mais vous ne pouvez pas prendre de sage décision sans l'avoir étudiée en profondeur et sans planification opérationnelle", avait-elle ajouté.

nr/mdm

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