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Nord-Mali: l'ONU réclame un plan militaire "réaliste"

21/09/2012 11:13 EDT | Actualisé 21/11/2012 05:12 EST

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est dit prêt vendredi à "examiner une proposition réaliste" pour le déploiement d'une force panafricaine au Mali.

Dans une déclaration, les 15 pays membres du Conseil indiquent avoir "pris note" de la demande d'assistance adressée par Bamako à la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour reconquérir le nord du pays contrôlé par des groupes islamistes.

En réponse au souhait de la Cédéao d'avoir le soutien de l'ONU pour cette intervention, ils "se déclarent prêts à examiner une proposition réaliste et faisable de la part de la Cédéao qui réponde à la demande" du gouvernement malien.

Ce plan militaire, suggèrent-ils, devrait détailler "les objectifs, les moyens et les modalités du déploiement d'une force régionale au Mali".

Pour l'instant, le gouvernement malien et la Cédéao ne se sont pas mis d'accord sur une proposition précise à présenter à l'ONU et la Cédéao vient de demander à Bamako de revoir sa copie.

Le président par intérim Dioncounda Traoré ne veut pas d'un déploiement de troupes ouest-africaines dans la capitale et demande que ces troupes se contentent d'apporter un soutien logistique et aérien sans combattre.

Selon des sources diplomatiques, la Cédéao souhaite que les autorités maliennes acceptent le déploiement à Bamako d'un nombre minimum de militaires, notamment pour sécuriser les institutions de transition.

Dans sa déclaration, le Conseil exprime aussi "sa profonde inquiétude devant les violations des droits de l'homme commises" par les islamistes dans le nord du pays et demande une nouvelle fois aux groupes rebelles maliens de se dissocier d'Al-Qaïda.

Les 15 pays "réaffirment leur profonde inquiétude devant la détérioration de la situation humanitaire et de sécurité dans le nord du Mali et l'implantation croissante d'éléments terroristes dont Al-Qaïda au Maghreb islamique" dans cette région.

Ils appellent une nouvelle fois les anciens putschistes maliens à "cesser immédiatement toute ingérence dans le travail" des autorités de transition à Bamako, sous peine de sanctions.

Ils encouragent enfin l'ONU à mettre au point une "stratégie intégrée" pour le Sahel, dont les grandes lignes devraient être présentées lors d'une réunion internationale dédiée à ce sujet le 26 septembre à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.

avz/sam

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