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Le pétrole en hausse à New York, reprenant de la vigueur avant le week-end

21/09/2012 09:30 EDT | Actualisé 21/11/2012 05:12 EST

Les cours du pétrole ont ouvert en nette hausse vendredi à New York, reprenant de la vigueur à l'issue d'une semaine de forte chute dans un contexte d'inquiétudes au Moyen-Orient.

Vers 13H15 GMT, le baril de référence pour livraison en novembre, dont c'est le premier jour comme contrat de référence, avançait de 1,05 dollar, à 93,47 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours de l'or noir poursuivaient un mouvement de stabilisation entamé la veille après avoir enregistré une semaine de fortes pertes, dans un contexte de craintes d'un ralentissement de la demande mondiale et d'une abondance de l'offre, aux Etats-Unis notamment.

"Des seuils techniques importants ont été cassés à la baisse cette semaine. Ce à quoi l'on assiste ici, c'est un rebond technique après une chute de plus de 8 dollars (le baril) en quelques jours", a observé Rich Ilczyszyn, de iiTrader.com.

Résultat, "les courtiers engrangent des bénéfices à l'approche du week-end", dans le sillage des marchés boursiers, le rebond des prix étant par ailleurs favorisé par un léger fléchissement du dollar, selon lui.

En effet, la baisse du billet vert favorise les achats des matières premières libellées en dollars pour les acquéreurs munis d'autres devises.

Les prix avaient enregistré plusieurs chutes consécutives au cours des dernières séances, le marché du pétrole américain réagissant notamment à une forte augmentation hebdomadaire des réserves de brut aux Etats-Unis, de 8,5 millions de barils.

"Il s'agit effectivement d'une correction mais on est encore loin du niveau auquel de vendredi dernier", a nuancé Phil Flynn, de Price Futures Group, le baril pour livraison en novembre ayant clôturé ce jour-là à 99,00 dollars.

Pour l'expert, une partie du rebond observé est due à un regain d'optimisme du côté de l'Europe, "ce qui accentue l'appétit pour le risque" et favorise les achats de matières premières, comme le brut, jugées plus risquées.

Par ailleurs, sur le front géopolitique, les tensions restaient fortes après la vague de violences antiaméricaines enregistrées depuis une semaine, et le marché est toujours agité par les spéculations sur de possibles frappes israéliennes contre l'Iran, soupçonné de développer un programme nucléaire à visée militaire.

ppa/sl/sam

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