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L'attaque de Benghazi était "terroriste", admet Hillary Clinton

21/09/2012 02:05 EDT | Actualisé 21/11/2012 05:12 EST

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a reconnu vendredi que l'assaut du 11 septembre contre le consulat américain de Benghazi (Libye) était bien une "attaque terroriste", confirmant ce qu'avait admis jeudi la Maison Blanche après des jours de déclarations divergentes.

"Ce qui s'est passé à Benghazi est une attaque terroriste et nous ne serons pas tranquilles avant d'avoir retrouvé et traduit en justice les terroristes qui ont assassiné quatre Américains", dont l'ambassadeur en Libye Chris Stevens, a déclaré Mme Clinton lors d'un point de presse.

Le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney avait, pour la première fois jeudi, qualifié de "terroriste" cette attaque contre le consulat américain de Benghazi, tout en continuant de s'interroger sur le niveau de préméditation de cet attentat.

Depuis une semaine, des responsables américains, s'exprimant officiellement ou sous couvert de l'anonymat, ont multiplié les déclarations parfois contradictoires sur cette attaque armée qui a coûté la vie à l'ambassadeur Chris Stevens et à trois agents américains.

Mercredi, le patron de la lutte antiterroriste des Etats-Unis, Matthew Olsen, avait déjà qualifié l'acte de "terroriste", mais assuré que l'attaque avait été menée "de manière opportuniste". La veille, le département d'Etat s'était refusé à parler "d'acte terroriste", préférant attendre "l'enquête complète" du FBI.

L'ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice avait affirmé dimanche que cette attaque n'était pas forcément "coordonnée" et "préméditée" et résultait plutôt d'un rassemblement "spontané" et "devenant extrêmement violent" qui se déroulait devant le consulat contre le film "L'innocence des musulmans".

Jeudi, Mme Clinton, le directeur national du renseignement (DNI) James Clapper et de hauts responsables du Pentagone ont détaillé à huis clos devant les élus de la Chambre des représentants puis les sénateurs les éléments en possession des Etats-Unis.

La secrétaire d'Etat a ensuite mis sur pied une commission dirigée par un ancien ambassadeur qui se penchera sur les mesures de sécurité en vigueur dans le poste de Benghazi au moment des faits et sur les renseignements sur l'état de la menace.

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