Avant d'avoir reçu la visite de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) mardi dernier, le Centre universitaire de santé de McGill (CUSM) a fait l'objet d'une autre perquisition cet été concernant des allégations de fraude de plus d'un million de dollars.

L'enquête, menée par le Service des enquêtes sur l'intégrité financière de la Sûreté du Québec, porte sur la directrice des ressources humaines, Stella Lopreste, qui aurait détourné jusqu'à 1,6 million de dollars du budget du centre de santé à des fins personnelles.

Les principales allégations de fraude dans le mandat de perquisition sont les suivantes :

  • Falsification de factures pour des achats personnels, tels que des articles vestimentaires de luxe, des repas au restaurant et des livraisons de fleurs;
  • Voyages et frais de déplacement à des fins personnelles;
  • Achat de téléphones cellulaires et d'ordinateurs.

Tout cela aurait été payé à même le budget du CUSM.

Dans un document annexe au mandat de perquisition qu'a obtenu Radio-Canada, l'enquêteur de la Sûreté du Québec ajoute que la directrice aurait demandé à des employés de modifier certaines factures afin d'en obtenir la réclamation.

Des accusations n'ont toutefois pas encore été portées.

Par un bref courriel, le CUSM a fait savoir à Radio-Canada qu'il collabore à l'enquête de la Sûreté du Québec et que Stella Lopreste a quitté le centre.

« La SQ a demandé des documents qui, à notre avis, sont de nature confidentielle et protégés par le secret professionnel de l'avocat. La SQ s'adresse maintenant aux tribunaux pour obtenir ces documents », ajoute un porte-parole du CUSM dans ce même courriel.

Selon le mandat de perquisition, le départ de la directrice des ressources humaines s'est effectué à la suite d'une vérification interne. Le CUSM avait alors décidé de ne pas porter plainte à la police.

Jointe au téléphone, Mme Lopreste s'est dite surprise de ces allégations.

Mardi dernier, une douzaine d'enquêteurs de l'escouade Marteau se sont présentés aux bureaux du CUSM, dans le cadre d'une enquête « d'envergure ». D'après la direction du centre de santé, ils étaient à la recherche d'information concernant le processus d'attribution du contrat associé au site Glen.

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    L'hôtel de ville de Montréal annule le plus gros contrat de son histoire, une entente de 355 millions $ pour l'acquisition de compteurs d'eau, après la découverte d'irrégularités. Des rumeurs circulent selon lesquelles d'influents politiciens auraient séjourné sur le yacht de l'un des entrepreneurs ayant remporté une partie du contrat.

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    Quelques jours avant les élections municipales à Montréal, le magazine Maclean's publie son édition de novembre avec le titre «Corrompue, en ruine et criminalisée, Montréal est une honte» sur sa couverture.

  • Octobre 2009

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    L'ancien ministre de la Justice Marc Bellemare accuse le gouvernement libéral d'avoir accepté de généreuses contributions politiques visant à influencer les nominations de juges. Jean Charest déclenche la commission Bastarache pour faire la lumière sur ces allégations.

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    Le député libéral et ministre de la Famille Tony Tomassi est forcé de démissionner après la diffusion d'informations selon lesquelles il utilisait une carte de crédit fournie par la firme de sécurité BCIA, firme qui a conclu des contrats avec le gouvernement. M. Tomassi fait maintenant face à trois accusations au criminel.

  • Août 2010

    La firme d'ingénierie Axor se voit imposer des amendes pour avoir illégalement donné 150 000 $ aux trois plus importantes formations politiques du Québec, dont 113 000 $ aux libéraux.

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    «Mafia Inc.», un livre des journalistes d'enquête André Noël et André Cédilot, révèle que jusqu'à 600 entreprises versent un montant d'argent à la mafia sur une base régulière pour être «protégées».

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  • Novembre 2010

    Les libéraux survivent à une motion de non-confiance à l'Assemblée nationale grâce à leur majorité. Le premier ministre reporte un voyage en France avec deux ministres pour s'assurer que son gouvernement ne tombe pas.

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    Sept personnes, dont une ex-mairesse de Boisbriand, des cadres d'entreprises de construction, un ingénieur et deux consultants, sont arrêtées dans le cadre de l'Opération Marteau. Ils sont accusés de fraude, d'extorsion, d'avoir proféré des menaces et d'abus de confiance.

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