La compagnie Pétrolia cherche à rassurer la population au sujet de l'exploitation des hydrocarbures sur l'île d'Anticosti, où elle procédera au forage de 14 puits cet automne.

Elle entamera d'ici trois semaines un programme avec l'Institut national de recherche scientifique afin de mieux connaître la nappe phréatique de l'île.

Le président de Pétrolia, André Proulx, répond aux inquiétudes de la Coalition Saint-Laurent et d'autres organismes environnementaux qui appréhendent les conséquences de l'exploitation pétrolifère dans ce joyau écologique du Québec.

Selon lui, la compagnie doit poursuivre ses recherches avant de lancer son projet. Elle exclut la possibilité d'utiliser la fracturation hydraulique.

« Ce que je vous dis là, c'est vraiment important : si ça ne fonctionne pas ou s'il y a un risque, on reculera. » - André Proulx, pdg de Pétrolia

La société rimouskoise évalue le potentiel des gisements de l'île d'Anticosti à 40 milliards de barils.

Attendre avant de trancher

Pour sa part, le maire de l'île d'Anticosti, Denis Duteau, réclame d'abord un portrait du sous-sol pour engager des discussions dans son milieu. Il mise sur la concertation déjà en cours avec les pourvoyeurs et l'industrie forestière pour parvenir à un consensus.

« Premièrement, il faut faire une étude sur qu'est-ce qu'on a présentement sur l'île et faire des expérimentations. On pourra vraiment voir s'il y a des effets ou non. À ce moment-là, on pourra prendre la meilleure décision possible », souligne Denis Duteau. Investissment Québec détient une participation de 15 % dans la compagnie.

Pétrolia souhaite devenir un modèle de développement dans la filière des hydrocarbures, comme Hydro-Québec l'est devenue dans le domaine de l'hydroélectricité.