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Canada-É.-U.: les relations demeureront stables, même si Romney l'emporte

21/09/2012 02:36 EDT | Actualisé 21/11/2012 05:12 EST

BANFF, Alta. - L'ambassadeur canadien aux États-Unis, Gary Doer, ne s'attend pas à une refonte importante des relations entre les deux pays une fois que les résultats de l'élection américaine seront connus, en novembre.

M. Doer et son homologue américain David Jacobsen ont ainsi discuté de l'état des relations canado-américaines jeudi soir dans le cadre du Global Business Forum à Banff, en Alberta.

Selon les deux hommes, les relations entre Ottawa et Washington ne devraient pas connaître d'importants changements si Barack Obama est réélu, ou si le républicain Mitt Romney l'emporte.

«La relation sera cordiale, et ce peu importe l'identité du prochain président», a dit M. Jacobsen.

«À mes yeux, cette relation est forte parce que lorsque nous avons des différends, nous en discutons. Nous ne nous affrontons pas, nous ne nous énervons pas.»

M. Jacobsen a lancé à la blague que lorsque l'on observe d'autres relations diplomatiques entretenues par les États-Unis, tous les petits accrochages avec le Canada pâtissent en comparaison.

«Il faut accorder cela au Canada et aux Canadiens, vous ne nous accablez pas du même genre de problèmes présentés généralement par la Corée du Nord.»

M. Doer a toutefois laissé entendre que la transition pourrait être d'envergure du côté américain si M. Romney l'emportait, puisque «des milliers» de personnes quitteraient alors Washington. L'ambassadeur a également dit que le gouvernement canadien devrait «faire ses devoirs» pour apprendre les noms des nouvelles personnes influentes.

«Nous savons les noms des éventuels futurs responsables au Congrès et au Sénat», a-t-il précisé.

L'ancien premier ministre du Manitoba a assisté aux deux conventions politiques (républicaine et démocrate) tenues cet été, histoire de tisser des liens avec les responsables des deux camps.

Même en cas de victoire de M. Obama, a-t-il soutenu, il y aura un nouveau secrétaire d'État, et c'est précisément ce département qui décidera ultimement de l'avenir du projet d'oléoduc Keystone XL de TransCanada, évalué à 7,6 milliards $, ainsi que d'autres dossiers bilatéraux importants.

M. Doer a même voulu parier que le dossier Keystone XL se réglera après la campagne électorale. Selon lui, le Congrès et le Sénat américains y sont de plus en plus favorables, à l'image de la population, et il est dans l'intérêt du public que le projet soit mené à terme.

«Mon point de vue, au final, est que notre relation n'est pas toujours parfaite, mais il s'agit d'une relation basée sur le soutien mutuel sur les questions internationales et économiques. Les Américains le comprennent, et les Canadiens le comprennent également.»

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