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Vol d'Air Canada: l'épouse d'un sénateur plaide coupable d'avoir troublé la paix

20/09/2012 12:57 EDT | Actualisé 20/11/2012 05:12 EST

SASKATOON - La femme d'un sénateur libéral du Manitoba, Maygan Sensenberger, a plaidé coupable jeudi d'avoir troublé la paix à bord d'un vol d'Air Canada.

L'accusation de menaces contre son époux, le sénateur Rod Zimmer, a toutefois été abandonnée.

Les deux conjoints sont sortis ensemble du tribunal de Saskatoon après le plaidoyer de l'accusée.

Pendant l'audience, Mme Sensenberger est demeurée assise en silence près de son avocate, les mains croisées sur ses genoux.

«Elle réalise que bien des gens à bord de l'avion ont été dérangés par son comportement», a déclaré l'avocate de la défense Leslie Sullivan.

La jeune femme de 23 ans était accusée d'avoir menacé de trancher la gorge de son mari.

L'altercation a eu lieu à bord d'un vol en partance d'Ottawa à destination de Saskatoon, le mois dernier.

Mme Sensenberger a écopé d'une peine avec sursis d'un an avec probation. Elle devra également suivre des séances de thérapie, tel qu'ordonné par son agent de probation.

La cour a laissé entendre que cela pourrait comprendre des cours de gestion de l'agressivité, ou des classes de lutte contre l'alcoolisme.

M. Zimmer, âgé de 69 ans, dit ne s'être jamais senti menacé par sa femme.

Il ne s'agit pas de la première fois où Mme Sensenberger a des démêlés avec la justice. En janvier 2009, elle a plaidé coupable à une accusation de conduite avec les facultés affaiblies.

Des passagers à bord de l'avion ont livré des témoignages variables sur le sérieux de la situation survenue quelques jours avant le premier anniversaire de mariage du couple.

L'un des témoins a indiqué que Mme Sensenberger s'est mise en colère lorsque le sénateur Zimmer a dit se sentir serré à la poitrine. Le couple aurait commencé à se disputer à propos de la façon dont M. Zimmer, qui a survécu à un cancer de la gorge, prenait soin de sa santé.

Selon Me Sullivan, les deux époux ont commencé à se disputer à l'aéroport avant de quitter Ottawa et ont poursuivi la querelle à bord de l'avion.

Le procureur Matt Miazga a déclaré que M. Zimmer avait expliqué à la police, dans une déclaration, que la conversation tournait autour de son passage à l'hôpital pour y faire soigner des piqûres de guêpes, sa femme soutenant que «cela pourrait le tuer».

Me Miazga a soutenu que personne n'avait jamais été mis en danger dans l'avion.

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