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USA: "On ne peut pas changer Washington de l'intérieur", affirme Obama

20/09/2012 04:51 EDT | Actualisé 20/11/2012 05:12 EST

Le président des Etats-Unis Barack Obama a affirmé jeudi être désormais persuadé que l'"on ne peut pas changer Washington de l'intérieur", une déclaration immédiatement utilisée contre lui par son adversaire républicain Mitt Romney.

M. Obama, qui avait fait campagne en 2008 sur les thèmes du "changement" en promettant de dépasser les frontières partisanes et sollicitera un second mandat le 6 novembre, s'est vu demander, dans une émission de la télévision en espagnol Univision enregistrée à Miami (Floride, sud-est), quel avait été le plus gros échec de son mandat.

"De toute évidence, le fait que nous n'avons pas été capables de changer le ton à Washington est décevant. Dès que j'ai pris mes fonctions, certains de nos collègues républicains se réunissaient déjà pour savoir comment battre le président", a affirmé M. Obama.

"Et je pense avoir appris quelques leçons en quatre années. La plus importante est que l'on ne peut pas changer Washington de l'intérieur. On ne peut le changer que de l'extérieur. C'est comme cela que j'ai été élu, c'est comme cela que nos grandes réussites, comme la réforme de l'assurance-maladie, ont été obtenues, parce que nous avons mobilisé les Américains", a-t-il assuré.

"Donc j'aimerais vraiment me concentrer, lors de mon second mandat, sur une constante conversation avec les Américains pour qu'ils puissent faire pression sur le Congrès afin de faire avancer certains de ces dossiers", a-t-il ajouté.

Les républicains se sont emparés de la déclaration de M. Obama, estimant qu'elle s'apparentait à un constat d'échec. En réunion publique dans le même Etat de Floride, M. Romney s'est exclamé: "Il a dit qu'il ne pouvait pas changer Washington de l'intérieur, il ne peut le faire que depuis l'extérieur".

"On va lui donner cette opportunité en novembre, il va sortir!", a lancé le candidat. "Son slogan était +oui, c'est possible+, maintenant son slogan est +non, je ne peux pas+. Le temps est venu pour un nouveau président", a-t-il asséné.

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