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Ultime hommage au comédien disparu Pierre Mondy

20/09/2012 11:35 EDT | Actualisé 20/11/2012 05:12 EST

PARIS - Des personnalités du théâtre et du cinéma, mais aussi des centaines d'anonymes, ont rendu jeudi un ultime hommage au comédien Pierre Mondy, disparu samedi à l'âge de 87 ans.

Autour de Catherine, veuve du comédien disparu, de ses enfants Laurent et Anne et de ses petits-enfants, se trouvaient réunis les acteurs Alain Delon, Jean-Paul Belmondo et Mireille Darc, mais aussi les metteurs en scène Robert Hossein et Jean-Luc Moreau ou Bruno Madinier, partenaire de Mondy dans la série «Cordier juge et flic».

Également parmi l'assistance, les producteurs Gérard Louvain et Jean-Claude Camus, ainsi que d'autres comédiens dont Gérard Jugnot, Daniel Russo, Patrick Préjean, Jacques Balutin, Roland Giraud, Michel Leeb, André Gaillard, Frédéric Difienthal, Philippe Caroit, Michel Leeb, Danièle Evenou, Marthe Mercadier ou encore le chanteur Marc Lavoine.

En plus d'être un artiste, «Pierre Mondy était aussi un chrétien et ne s'en cachait pas», a rappelé le Père Bertrand Bousquet, vicaire de la paroisse Saint-Honore-d'Eylau, nichée au coeur du XVIe arrondissement parisien. Une église dans laquelle le comédien disparu venait se recueillir et parfois prier «en toute discrétion».

Plaçant son homélie sous le prisme du pardon et de l'espérance, le prêtre s'est attaché à balayer toutes les questions liées à l'identité auxquelles est habituellement soumis tout comédien.

«Pierre Mondy, lui, avait trouvé la réponse. Lui qui a été ce grand comédien et ce grand metteur en scène», a dit le prélat, notant que le défunt avait compris «la différence entre l'hypocrite et le comédien». Car, a-t-il poursuivi, «les qualités humaines d'un bon comédien transparaissent au coeur même de son métier».

«Ce que nous laisse Pierre Mondy, c'est un secret savoureux à partager, un regard bienveillant, une gentillesse et une bonté naturelle», mais aussi le rire, «mais pas le rire mauvais de la dérision ou de la moquerie», et ce, «malgré les souffrances de la maladie», a poursuivi l'officiant, notant que Pierre Mondy «ne se plaignait pas».

Après qu'a été lu au pupitre un extrait de La Lettre aux Hébreux, Line Renaud est intervenue : «Tu n'es pas parti, tu es juste passé dans la pièce à côté», a-t-elle dit avant d'interroger: «Pourquoi serais-tu hors de nos pensées parce tu es hors de notre vie?»

Le comédien Alex Métayer, avec qui Pierre Mondy a travaillé, s'est, lui, dit orphelin. «C'est dur de perdre son Pierrot, c'est dur de perdre son 'doudou'», a-t-il déclaré au micro avant de céder la place à l'auteur Laurent Chalumeau.

Après un «Ave Maria» chanté, un air de jazz, l'autre passion de Pierre Mondy, a été joué avant que chacun, selon sa croyance, se recueille face au sobre cercueil de chêne clair flanqué de deux cierges symbolisant la Résurrection.

Le cercueil quittait ensuite l'église pour rejoindre sa dernière demeure, salué une dernière fois sur le parvis par une longue salve d'applaudissements de l'assistance et des anonymes, sagement massés derrière des barrières avec les photographes et caméras de télévision.

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