NOUVELLES

Recours collectif ontarien contre SNC-Lavalin

20/09/2012 06:21 EDT | Actualisé 20/11/2012 05:12 EST
AP
The offices of SNC Lavalin are seen Monday, March 26, 2012 in Montreal. SNC-Lavalin says chief executive officer Pierre Duhaime has resigned amid allegations he overruled top executives in approving questionable payments that breached the company's code of ethics. (AP Photo/The Canadian Press, Ryan Remiorz)

Un juge ontarien a donné le feu vert à une poursuite en recours collectif de 1 milliard de dollars intentée contre la firme SNC-Lavalin, au nom d'investisseurs qui ont vu la valeur de leurs placements dans l'entreprise chuter à la suite de révélations au sujet de paiements frauduleux en Afrique du Nord.

L'entreprise ne s'est pas opposée à la poursuite, mais nie toutes les allégations qu'elle contient et compte bien se défendre.

SNC-Lavalin a aussi accepté de payer près de 250 000 $ pour publiciser la poursuite ainsi que pour couvrir les frais de deux experts auxquels ont recouru les plaignants.

Cette poursuite s'ajoute à une poursuite similaire de 250 millions, québécoise celle-là, déposée en mars. On devrait savoir dans quelques semaines si la justice accepte d'entendre cette dernière.

Disparition de 56 millions de dollars

En mars dernier, le chef de la direction de SNC-Lavalin, Pierre Duhaime, a démissionné après que le géant de l'ingénierie eut annoncé un examen sur des versements de plusieurs dizaines de millions de dollars qui ont été incorrectement comptabilisés.

Le même mois, SNC-Lavalin reconnaissait avoir perdu la trace de 56 millions de dollars versés à des agents et à des représentants commerciaux pour deux projets dont la nature n'a pas été précisée. Dans son rapport, la firme d'ingénierie avançait que c'est Riadh Ben Aïssa, ex-patron de SNC-Lavalin en Afrique du Nord, qui avait engagé ces agents et représentants commerciaux.

Dans un premier cas, c'est Pierre Duhaime qui aurait permis à Riadh Ben Aïssa d'effectuer un paiement de 33,5 millions de dollars dans l'affaire. Dans le second cas, le paiement de 22,5 millions de dollars aurait été autorisé par Riadh Ben Aïssa lui-même et une autre personne de sa division.