Pauline Marois annule la hausse des droits de scolarité et ferme Gentilly-2 (TWITTER/PHOTOS)

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Pauline Marois lors de ses annonces, le 20 septembre 2012. (Radio-Canada.ca)
Pauline Marois lors de ses annonces, le 20 septembre 2012. (Radio-Canada.ca)

La première ministre a annulé jeudi, par décret, la hausse des droits de scolarité décidée par l'ancien gouvernement libéral.

En point de presse, Pauline Marois a aussi annoncé que son gouvernement abrogera vendredi les dispositions de la loi 12 (ancien projet de loi 78) concernant l'interdiction de manifester.

« Ces deux décisions permettront de ramener la paix et de rétablir les droits et libertés. » — Pauline Marois.

À propos des droits de scolarité, le plafond des droits annuels pour 2012-2013 sera maintenu à 2168 $. De plus, pour cette année, le gouvernement maintient l'aide financière bonifiée.

C'est qu'en compensation de la hausse des droits de scolarité, le gouvernement du PLQ avait offert une bonification de 39 millions de dollars de l'aide financière. « Je crois que ce serait incorrect de récupérer cette aide », a déclaré Mme Marois.

La bonification sera donc disponible pour les étudiants qui n'ont pas encore fait de demande d'aide.

Quant aux décisions à venir au sujet du financement des universités, Pauline Marois rappelle qu'elle est pour une indexation des droits de scolarité au coût de la vie, une suggestion qu'elle considère comme raisonnable.

« Moi, c'est une proposition que je veux mettre sur la table [...] Une indexation, ça reste une forme de gel. » — Pauline Marois.

La question sera débattue lors du sommet sur le financement des universités qu'entend tenir le PQ dans les 100 premiers jours de son gouvernement. Le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, pilotera ce dossier.

Les trois principales associations étudiantes, la FEUQ, la FECQ et la CLASSE, ont réagit positivement à l'annonce de Mme Marois.

« Aujourd'hui, la jeunesse regagne la place qui lui était due. L'éducation redevient une priorité au Québec », s'est enthousiasmé la présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Éliane Laberge.

La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, a toutefois signifié mercredi qu'elle espérait que Pauline Marois renonce à son projet d'indexer les droits de scolarité universitaires.

Fermeture de Gentilly-2

Par ailleurs, la première ministre réaffirme l'engagement du Parti Québécois de procéder à la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2. « Je veux que ce geste devienne un symbole de l'engagement du Québec pour l'environnement et le bien-être des générations futures, mais aussi d'une gestion rigoureuse de nos finances », a-t-elle déclaré.

Elle dit vouloir que la fermeture « se fasse correctement » et explique qu'en ce sens, elle demande à la ministre des ressources naturelles Martine Ouellet et à Hydro-Québec de présenter un rapport sur les conséquences de la fermeture.

Un fonds de diversification sera créé afin de compenser la perte d'activités économiques liée à la fermeture de la centrale. Une somme de 200 millions de dollars est « réservée » pour réfléchir à la transition économique à Bécancour.

Pas de taxe santé sur la prochaine déclaration de revenus

Le gouvernement entend aussi honorer un autre de ses engagements en annonçant que les Québécois n'auront pas à payer la taxe santé lorsqu'ils feront leur prochaine déclaration de revenus.

La taxe sera toutefois « portée à d'autres niveaux » a prévenu Mme Marois.

En campagne électorale, le PQ avait promis d'éliminer cette taxe en allant chercher autrement ces mêmes sommes, dédiées au financement des hôpitaux, soit en taxant les contribuables les plus riches.

La taxe santé de 200 $ instaurée par les libéraux et entrée en vigueur en 2010 était payée par tous les contribuables, indépendamment de leur revenu, ce que décriaient les péquistes.

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