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Obama espère toujours une réforme de l'immigration pendant un second mandat

20/09/2012 03:49 EDT | Actualisé 20/11/2012 05:12 EST

Le président des Etats-Unis Barack Obama a affirmé jeudi toujours vouloir une réforme de l'immigration, et espéré que certains de ses adversaires républicains changeraient de position sur ce sujet après l'élection de novembre.

M. Obama, qui participait à Miami (Floride, sud-est) à l'enregistrement d'une émission spéciale de la télévision américaine en espagnol Univision, s'est vu rappeler sa promesse de 2008, lorsqu'il avait assuré qu'une telle réforme serait présentée au Congrès lors de la première année de son mandat.

Le président, qui avait obtenu les deux tiers des voix de la communauté hispanique en 2008 et cherche à mobiliser à nouveau ce groupe en pleine expansion lors de la présidentielle du 6 novembre, a fait remarquer qu'il avait été contraint, lors de sa première année au pouvoir, de se consacrer à circonscrire les effets de la grave crise économique.

Mais il a aussi déploré que certains élus républicains qui avaient auparavant soutenu l'idée de trouver une solution au problème des plus de 10 millions de clandestins présents sur le sol américain "aient soudainement décidé de ne plus (la) soutenir".

"Je veux bien endosser la responsabilité d'avoir été naïf" à ce sujet, a ajouté M. Obama, en rappelant que "dans notre système, je suis le chef du pouvoir exécutif. Je ne suis pas le chef du pouvoir législatif, je ne suis pas le chef du pouvoir judiciaire. Il nous faut une coopération de tous pour parvenir à quelque chose".

Cherchant à se démarquer de son adversaire républicain Mitt Romney, qui avait participé la veille à la même émission, M. Obama a souligné qu'il n'avait "jamais faibli dans (s)on soutien à une réforme complète du système d'immigration", alors que M. Romney a défendu une loi controversée adoptée en Arizona (sud-ouest) comme un "modèle".

Revenant sur les républicains du Congrès, qui ont bloqué fin 2010 une loi sur l'immigration, M. Obama a dit espérer qu'"après l'élection, quand le premier objectif ne sera plus de me battre mais, je l'espère, de résoudre les problèmes du pays (...) ils recommenceront à réfléchir à ce sujet, pas seulement parce que c'est ce qu'il faut faire, mais parce que c'est dans leur intérêt politique".

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