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Maliki dénonce les pays qui alimentent la "fracture confessionnelle"

20/09/2012 08:13 EDT | Actualisé 20/11/2012 05:12 EST

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a dénoncé jeudi ceux qui alimentent la "fracture confessionnelle" au Moyen-Orient, critiquant implicitement le Qatar et l'Arabie saoudite pour leur soutien aux rebelles syriens.

"La région fait face aujourd'hui à une dangereuse cascade de défis ancrés dans la fracture confessionnelle", qui divise le monde musulman, a estimé M. Maliki, un chiite, lors d'un discours prononcé dans la ville sainte chiite de Najaf, à 150 km au sud de Bagdad.

Sans les nommer, il a critiqué "ces gouvernements qui alimentent les querelles religieuses, les querelles haineuses qui ont pour unique but d'altérer l'unité des musulmans".

"Des sommes astronomiques sont dépensées à accroître la fracture confessionnelle", a poursuivi M. Maliki, dans une référence implicite à des pays tels que le Qatar et l'Arabie saoudite qui se sont dits prêts à apporter une assistance militaire aux rebelles, majoritairement sunnites, qui combattent le régime du président syrien Bachar al-Assad.

Ce dernier fait partie de la minorité syrienne alaouite, une branche de l'islam chiite.

L'Irak s'est jusqu'à maintenant gardé de réclamer le départ de M. Assad et appelle régulièrement à un règlement pacifique de la crise qui secoue son voisin depuis un an et demi.

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