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Les gouvernements sont sous pression pour la libre circulation de l'information

20/09/2012 03:58 EDT | Actualisé 20/11/2012 05:12 EST

TORONTO - Les systèmes et programmes gouvernementaux devraient être conçus à la base pour permettre aux informations d'être disponibles et directement accessibles au public, a déclaré jeudi la commissaire ontarienne à l'information et à la vie privée, Ann Cavoukian.

Il n'est désormais plus suffisant de contraindre les individus à déposer des demandes d'accès à l'information pour obtenir les données dont ils ont besoin, affirme-t-elle.

Mme Cavoukian ajoute même que les données devraient être «gratuites, ouvertes et transparentes».

Lors d'une réunion sur la libre circulation des informations, les participants ont souligné le fait que les informations détenues par les gouvernements appartiennent aux citoyens, et devraient donc être divulguées publiquement à moins que des raisons particulières, telles la protection de la vie privée, ne s'imposent.

Un accès plus facile a été réclamé pour faire du gouvernement un organisme plus apte à répondre rapidement aux problèmes, plus efficace et intégrant davantage les contributions des citoyens.

Jusqu'à tout récemment, cependant, les citoyens devaient aller «chercher» l'information dans les banques de données gouvernementales à l'aide de demandes d'accès à l'information, une méthode qualifiée de «particulièrement ardue» par Mme Cavoukian.

Des exemples positifs de libre circulation des données existent déjà, a-t-elle dit, citant le cas d'un programme des transports de la ville de Toronto ayant permis, à l'aide d'une application pour téléphone intelligent, d'avoir accès aux horaires d'autobus et de tramways.

D'autres participants à la réunion ont fait état d'un mouvement mondial en faveur du gouvernement «ouvert», le Royaume-Uni ouvrant la marche, alors que le Canada serait en retard de deux ou trois ans.

Au pays, la Colombie-Britannique pourrait bien être en tête des provinces en matière de libre accès, d'autant plus qu'elle dispose d'un ministre responsable de ce dossier.

Tout en prêchant en faveur d'une plus grande ouverture, Mme Cavoukian a toutefois réitéré que toute information personnelle recueillie par un gouvernement se devait d'être jalousement gardée.

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