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Le gouvernement refuse de s'exprimer sur la menace d'AQMI vis-à-vis des otages français

20/09/2012 02:42 EDT | Actualisé 19/11/2012 05:12 EST

PARIS - PARIS (Sipa) — Bernard Cazeneuve, ministre délégué aux Affaires européennes, a refusé de s'exprimer jeudi sur un communiqué attribué à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) menaçant de mort quatre otages français détenus au Mali. Un porte-parole du Quai d'Orsay n'a pas non plus souhaité commenter cette information.

"Nous sommes dans cette zone de l'Afrique dans une situation extrêmement instable", a noté M. Cazeneuve sur i>télé. "Concernant la situation des otages, vous comprendrez que je ne m'exprime pas davantage", a-t-il ajouté.

De son côté, un porte-parole du Quai d'Orsay, contacté par Sipa, a déclaré jeudi matin qu'"à ce stade, à ma connaissance, rien ne permet de confirmer ni d'infirmer que le communiqué vient d'AQMI".

Cité par le site d'informations mauritanien Sahara Médias qui dit s'être procuré le communiqué mercredi, AQMI affirme que "le nouveau pouvoir cherche, ces derniers temps, à pousser à une action militaire au Mali". Or cette intervention "est une action de folie qui met en danger la vie même des otages", estime le groupe terroriste, qui affirme avoir "fourni des efforts énormes pour préserver la vie des otages, malgré la rareté des médicaments et les conditions difficiles que lui impose le climat de guerre ainsi que la situation changeante".

AQMI lance un appel au gouvernement français pour qu'il négocie la libération des quatre otages français, Daniel Larribe, Pierre Legrand, Thierry Dole et Marc Féret, des employés d'Areva et de son sous-traitant Atom, enlevés le 15 septembre 2010 sur le site d'extraction d'uranium d'Arlit (Niger). Au total, six otages français sont actuellement détenus au Sahel.

cf/ir

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