POLITIQUE

Fermeture de Gentilly-2 : réactions en Mauricie et au Centre-du-Québec (PHOTOS/VIDÉO)

20/09/2012 04:34 EDT | Actualisé 19/11/2012 05:12 EST
PC

La confirmation de la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2 à Bécancour, dans le Centre-du-Québec, annoncée par la première ministre Pauline Marois suscite de nombreuses réactions en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Mme Marois dit vouloir que la fermeture « se fasse correctement » et explique qu'elle demande ainsi à la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, et à Hydro-Québec de présenter un rapport sur les conséquences de la fermeture.

Elle rappelle qu'un fonds de diversification sera créé afin de compenser la perte d'activités économiques liées à la fermeture de la centrale.

Au moins 800 personnes travaillent à Gentilly-2. Selon plusieurs intervenants, l'impact d'une fermeture de la centrale sera énorme pour l'économie de Bécancour, Nicolet et Trois-Rivières.

Réactions

Plusieurs intervenants et élus de la région ont fait part de leur réaction à la suite de l'annonce de la fermeture de Gentilly-2.


La députée libérale de Trois-Rivières, Danielle St-Amand se dit très déçue. « C'est une décision qui est précoce, on attendait le rapport de la Commission canadienne de sûreté nucléaire. 800 emplois chez nous, c'est important, c'est une décision qui est dramatique. On va travailler avec les intervenants du milieu pour faire tout ce qui est en notre pouvoir pour sauver la centrale. »

La mairesse de Bécancour, Gaétane Désilets, souhaite pouvoir discuter du dossier. « Au moins que l'on puisse parler avec les gens en place présentement et pouvoir se comprendre. Pauline Marois dit qu'elle est une communicatrice et qu'elle veut écouter. Je pense que c'est important en région qu'on explique ce que ça fait chez nous directement au niveau de l'économie ».

De leur côté, les dirigeants des Chambres de commerce de Trois-Rivières et de Bécancour ont tenu un point de presse. « C'est un manque total d'écoute par rapport aux besoins et au cri du coeur de la région pour garder cette centrale ouverte. Il va y avoir beaucoup de drames humains à cause de cette décision-là », soutient le président de la Chambre de commerce de Trois-Rivières, Patrick Charlebois.

Le fondateur du mouvement Sortons le Québec du nucléaire, Michel Fugère, se réjouit de l'annonce de la fermeture. « Je pense que là c'est un grand cadeau qui est fait à toute la population du Québec, particulièrement pour les gens qui vivent près de la centrale ».

Pour sa part, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, est en colère. « Je suis vraiment triste aujourd'hui d'être un citoyen du Québec et de voir qu'on a des gens qui agissent de cette façon-là, sans consultation. C'est le lendemain, on n'a pas attendu six mois. J'espère que la CAQ et le parti libéral vont tout faire pour bloquer cette décision ».






Rappel des faits

Le nouveau gouvernement devait prendre une décision rapidement. C'est que le permis d'exploitation de Gentilly-2 ne permet pas de faire fonctionner la centrale au-delà de 2012.

Après avoir décidé, en 2008, de reconstruire la centrale au coût de près de 2 milliards de dollars, le gouvernement Charest avait interrompu les travaux au printemps 2011. Québec affirmait attendre encore de nouvelles études.

Les opposants estiment que les coûts de réfection avaient augmenté depuis, pour atteindre près de 3 milliards de dollars.

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