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Des islamistes arrêtés aux Emirats membres d'une organisation secrète (presse)

20/09/2012 04:27 EDT | Actualisé 19/11/2012 05:12 EST

Une soixantaine d'islamistes arrêtés aux Emirats arabes unis ont avoué appartenir à une "organisation secrète" qui voulait profiter du Printemps arabe pour instaurer un régime islamiste, a affirmé jeudi le quotidien Alkhaleej.

Le journal indique, en citant des sources informées, que les interrogatoires de ces partisans du groupe islamiste Al-Islah, lié aux Frères musulmans, avaient permis de tracer les contours de "l'organisation secrète".

Les "aveux" de certains prévenus confirment, selon le journal, "l'existence d'une organisation secrète et de financements" occultes ainsi que de "contacts avec des organisations de même type à l'étranger", dans une référence aux Frères musulmans.

Il a été établi en outre, selon le quotidien, que "l'organisation secrète" avait établi une structure au niveau de chacun des sept émirats de la fédération et que le but ultime était de "rétablir le régime du califat" panislamique, aboli par Kemal Ataturk en 1924.

La structure de chaque émirat comporte un exécutif, "un Majlis choura (conseil consultatif) et une branche militaire", selon le journal.

D'après lui, ces islamistes ont reçu une aide de 10 millions de dirhams (2,7 millions de dollars) après leur arrestation, provenant d'un pays du Golfe non spécifié.

Ils seront jugés pour "constitution d'une organisation de nature à menacer la sécurité de l'Etat, liens avec des parties étrangères, et intention de porter atteinte aux dirigeants des Emirats".

L'affaire sera jugée au pénal et les prévenus sont bien traités, a enfin affirmé Alkhaleej.

Le 12 septembre, le groupe islamiste Al-Islah a dénoncé la poursuite des arrestations de ses partisans aux Emirats arabes unis, affirmant que le nombre de personnes appréhendées avait atteint 61 et que les détenus étaient torturés.

Le groupe avait affirmé que "les détenus n'ont pas accès à leurs familles ou à leurs avocats", que "le lieu de leur incarcération est tenu secret" et qu'ils sont "soumis à des tortures".

Parmi les détenus figurent deux avocats et défenseurs des droits de l'Homme, Mohammed al-Roken et Mohammed Mansouri, vice-président du groupe islamiste Al-Islah.

Le 15 juillet, les autorités avaient annoncé le démantèlement d'un groupe pour complot contre la sécurité de l'Etat et le chef de la police de Dubaï, Dhahi Khalfane, avait par la suite accusé les Frères musulmans de chercher à renverser les monarchies du Golfe et affirmé que les militants arrêtés pour complot avaient fait allégeance au guide de la confrérie.

La fédération des Emirats arabes unis, l'un des pays les plus riches du monde, a été épargnée par la vague de contestation populaire qui a secoué le monde arabe.

mh/at/sw

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