La fillette de deux ans qui était maintenue en vie artificiellement après avoir été prétendument maltraitée par ses parents est décédée.

Selon La Presse Canadienne, la petite fille, surnommée bébé M, a finalement été débranchée du respirateur artificiel, jeudi soir à l'hôpital.

Plus tôt dans la journée, la Cour suprême du Canada avait annoncé qu'elle n'empêcherait pas le débranchement de bébé M du respirateur artificiel, malgré la requête de ses parents, accusés de l'avoir négligée et maltraitée.

La demande a été introduite tôt jeudi matin par April Kellett, l'avocate de la mère de la fillette de deux ans.

Mercredi, la Cour d'appel de l'Alberta avait refusé une requête similaire des parents de bébé M.

Les juges ont ainsi maintenu la décision de la Cour du Banc de la Reine rendue vendredi dernier. La juge June Ross avait statué que le désir des parents, justifié par des motifs religieux, n'était pas dans l'intérêt de l'enfant. La juge endossait la position des médecins, qui estiment que le cerveau de la fillette est tellement endommagé qu'il lui serait impossible de redevenir consciente.

Les parents de bébé M, accusés d'avoir maltraité et négligé leurs jumelles de deux ans, sont en détention depuis le mois de mai.

Un dernier adieu

Jeudi matin, les parents de bébé M ont été transportés de la prison à l'hôpital pour enfants Stollery pour dire adieu à leur fillette.

Le couple était escorté par des gardiens.

La veille, la Cour d'appel de l'Alberta a demandé que la visite ne dépasse pas 20 minutes.

Les parents pourraient faire face à des accusations plus sévères

Le 25 mai dernier, les ambulanciers s'étaient rendus au domicile familial, après avoir reçu un appel du père des enfants.

L'une des jumelles présentait plusieurs blessures et l'autre s'était retrouvée en arrêt cardiaque, selon la police d'Edmonton. Les secours avaient réussi à réanimer cette dernière, qui semblait avoir subi un sévère coup à la tête. Depuis l'incident, elle est maintenue en vie artificiellement à l'hôpital.

Si l'enfant devait être débranchée, des accusations d'homicide pourraient être portées contre les parents. Le couple de confession musulmane affirme qu'il ne veut pas débrancher l'enfant pour une question de conviction religieuse.

On ne craint pas pour la vie de la deuxième jumelle.