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Un ex-agent de la GRC en prison pour meurtre est trouvé coupable de viol

19/09/2012 10:07 EDT | Actualisé 19/11/2012 05:12 EST

OTTAWA - Un ex-agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) actuellement en prison pour avoir tué un policier d'Ottawa a été reconnu coupable d'agressions sexuelles répétées sur une fillette de dix ans pendant la semaine qui a précédé le meurtre.

Un juge de la Cour suprême de l'Ontario a déclaré mercredi que Kevin Gregson, 46 ans, était coupable des quatre chefs d'accusation d'agression sexuelles et des quatre chefs d'accusation pour contacts sexuels déposés contre lui, le condamnant en résultante à un peine de dix ans.

À la cour, la jeune victime a déclaré que Gregson l'avait agressée sexuellement à quatre reprises dans l'espace de quelques jours. Ces gestes ont été posés peu avant le 29 décembre 2009, lorsque l'agent Eric Czapnick a été poignardé à mort dans son véhicule de patrouille. Il se trouvait alors sur le campus de l'Hôpital municipal d'Ottawa.

Gregson a été reconnu coupable de meurtre au premier degré en mars dernier et il a été condamné à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

Il avait été renvoyé de la GRC en 2006 pour des problèmes de discipline et de comportement. Il était impliqué dans le processus d'appel de cette décision au moment du meurtre.

La peine imposée à Gregson mercredi est concurrente à celle qu'il purge déjà. La Couronne demandait une peine de dix ans, et le procureur Brian Holowka s'est dit satisfait du jugement.

«Nous sommes heureux, nous sommes satisfaits de la peine, nous avions demandé dix ans, car nous estimions que les faits justifiaient une telle peine», a expliqué Me Holowka à sa sortie du palais de justice.

Dans sa déclaration sur les répercussions sur la victime, qu'elle a dit être trop bouleversée pour lire, la jeune victime a indiqué qu'elle allait pardonner l'ex-agent de la GRC pour «tous les traumatismes, la douleur, la peur et les changements» qu'il a engendrés chez elle. Elle a également demandé à Gregson de s'excuser, mais précisé qu'il pouvait prononcer ces mots même s'il était seul.

À la cour, Gregson a évité de parler de l'agression sexuelle, se contentant de commenter la mort de M. Czapnik.

«Je n'ai pas tué Czapnik, je veux dire, je ne l'ai pas assassiné», a-t-il déclaré. «C'est étrange, j'ai rêvé à cette situation lorsque j'avais 20 ans, j'ai rêvé que tout cela m'arrivait.»

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