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Syrie: les Etats-Unis accusent une société biélorusse de soutenir Assad

19/09/2012 11:58 EDT | Actualisé 19/11/2012 05:12 EST

Les Etats-Unis ont accusé mercredi une société publique biélorusse de soutenir l'armée syrienne et de contribuer ainsi "à la violence du régime" du président Bachar al-Assad "contre le peuple syrien".

Le département du Trésor affirme dans un communiqué que cette société, Belvneshpromservice (BVPS), a "fourni des services au Bureau d'approvisionnement de l'armée syrienne".

En mars 2011, le bureau syrien "s'était préparé à recevoir des pièces pouvant servir de détonateurs pour des bombes aériennes polyvalentes de la part de BVPS", ajoute le texte, sans dire si la livraison a eu lieu.

Le Trésor indique avoir ajouté la société biélorusse à sa liste noire des personnes physiques ou morales faisant l'objet de sanctions pour leur soutien au régime syrien.

En conséquence, les avoirs que cette société pourraient détenir aux Etats-Unis sont gelés et il est désormais interdit à tout ressortissant américain, sous peine de poursuites pénales, de réaliser la moindre transaction avec elle.

BVPS fait l'objet depuis décembre de sanctions du département d'Etat au titre d'une loi américaine sur la non-prolifération, le ministère américain des Affaires étrangères l'accusant de contribuer au programme d'armement de l'Iran.

Le Trésor a par ailleurs ajouté à sa liste noire 117 avions exploités par les compagnies aériennes iraniennes Iran Air, Mahan Air et Yas Air.

Selon le ministère, "l'Iran s'est servi pendant l'été 2012 de vols Iran Air et Mahan Air entre Téhéran et Damas pour faire parvenir au régime syrien du matériel militaire et (des outils) de canalisation des foules".

Les trois compagnies aériennes iraniennes sont déjà sur les listes noires du Trésor, mais en vertu d'une nouvelle loi promulguée en août par le président américain Barack Obama, les institutions financières étrangères qui se livreraient "délibérément à des transactions importantes" avec ces sociétés ou avec BVPS "risqueraient de (...) perdre leur accès au système bancaire des Etats-Unis", indique le gouvernement.

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