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Syrie: des attaques aveugles de l'armée contre les civils, dénonce Amnesty

19/09/2012 01:54 EDT | Actualisé 18/11/2012 05:12 EST

BEYROUTH - Le gouvernement syrien a mené des bombardements aériens à l'aveugle et des frappes à l'artillerie contre des zones résidentielles, qui ne visaient pas les combattants de l'opposition ou des objectifs militaires, mais uniquement en représailles contre les civils soupçonnés de soutien aux rebelles, affirme mercredi Amnesty International.

Dans ce rapport rendu public mercredi, Amnesty International «dénonce les séries d'attaques meurtrières menées par l'armée syrienne dans la partie nord du pays dont les principales victimes sont les civils, dont de nombreux enfants», particulièrement à Alep. «Cette nouvelle mission a fourni des preuves évidentes de la stratégie mise en place par les forces gouvernementales ces dernières semaines, qui poussées en retraite par les forces d'opposition, bombardent et pilonnent délibérément les territoires perdus».

«Les conséquences vis-à-vis des populations civiles sont désastreuses. Les habitants de ces régions sont tués ou blessés dans leurs propres maisons ou dans les lieux qui servent de refuges lors des bombardements», déplore l'organisation internationale.

Ces conclusions s'appuient sur «des enquêtes de terrain» menées par Donatella Rovera entre le 31 août et le 11 septembre, «lors d'attaques qui ont tué 166 civils, dont 48 enfants et 20 femmes, et blessé des centaines d'autres dans 26 villes et villages des régions de Idlib, Jabal al-Zawiya et dans le Nord, Hama».

Les rebelles opposés au régime de Bachar el-Assad ont également violé les droits de l'Homme, les deux parties ayant lancé des attaques contre des zones d'habitations et mis en danger des civils.

Mais le rapport insiste sur le pilonnage quotidien contre les quartiers résidentiels, qui augmente significativement les pertes civiles.

«De telles attaques à l'aveugle violent les principes fondamentaux des lois humanitaires internationales, puisqu'elles ne font pas distinction entre les cibles militaires et les civils», martèle Amnesty.

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