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Syrie: bombardements à Alep et Damas, retrait des rebelles de quartiers de Damas (ONG)

19/09/2012 10:43 EDT | Actualisé 19/11/2012 05:12 EST

L'armée bombardait mercredi plusieurs quartiers rebelles d'Alep, la grande métropole du nord de la Syrie, alors que des combattants rebelles ont annoncé leur retrait de quartiers sud de Damas, a rapporté une ONG syrienne.

Les violences dans le pays ont fait 36 morts mercredi, selon un bilan provisoire de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) qui se base sur les témoignages d'habitants et de militants sur place.

"Les quartiers de Hanano, al-Chaar, Sakhour, Massaken al-Fardos et Kalassé à Alep ont subi ce matin des bombardements qui ont fait plusieurs blessés et causé des dégâts à des immeubles", a précisé l'ONG.

Les localités de Mareh, Khafsa, Mayer et Ritane dans la province d'Alep étaient également bombardées.

Le correspondant de l'AFP à Alep a évoqué "une intensification des combats mardi soir dans la ville", ainsi que "des attaques rebelles contre des centres de sécurité".

A Damas, après des semaines de violents affrontements avec les forces loyalistes, accompagnés d'intenses bombardements, des combattants rebelles ont annoncé "leur retrait des quartiers de Hajar al-Aswad et Assali" dans le sud de la capitale, a affirmé l'OSDH faisant état d'un "assaut des forces loyales à Hajar Aswad, détruisant et incendiant des maisons".

Les corps de onze personnes, certaines ayant été arrêtées par les forces du régime, ont été retrouvées dans le quartier de Jobar, de même source.

Plusieurs localités de la province de Damas, Mouadamiyé, Jdaidet Artouz, Yelda, Jisrine et Zabadani, ont été soumises à d'intenses bombardements blessant plusieurs personnes et détruisant des maisons.

Mardi, près de 40 personnes ont été tuées à Damas, selon l'OSDH. Les corps d'une vingtaine d'entre elles, tuées à bout pourtant, ont été découverts à Hajar al-Aswad.

La Commission générale de la révolution syrienne (CGRS), qui organise la mobilisation sur le terrain, a déclaré "zones sinistrées" Hajar al-Aswad, Assali, ainsi que Qadam (sud).

Dans ces quartiers, "l'armée du régime et ses milices ont imposé un embargo, bombardé les maisons résidentielles et les commerces depuis le 15 juillet, poussant la majorité des habitants à fuir".

La CGRS a accusé en outre les forces du régime d'avoir "assassiné des gens à bout portant, tuant plus de 200 personnes dans ces quartiers depuis début septembre".

Elle a appelé les organisations internationales à "assister immédiatement les habitants de ces zones sinistrées, et aider à enlever les corps enfouis sous les décombres".

Le quotidien al-Watan proche du pouvoir titrait mercredi: "Damas est sécurisé" et "l'armée anéantit les terroristes à Alep". Depuis le début de la révolte contre le régime en mars 2011, les autorités assimilent les rebelles à des "terroristes" appuyés selon elles par l'étranger.

Les forces régulières bombardaient également la région de Deir Ezzor (est), où un civil a été tué par un tireur embusqué, Lattaquié (nord-ouest) notamment la montagne des Kurdes, Homs et Hama (centre), et Idleb (nord-ouest), selon l'OSDH.

Mardi, les violences avaient coûté la vie à 173 personnes, selon l'OSDH.

str-rm/cco

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