QUÉBEC - Le directeur régional de santé publique pour la Capitale-Nationale, le docteur François Desbiens, a confirmé mercredi une concordance dans les échantillons prélevés dans la tour de refroidissement du 320 de la rue Saint-Joseph Est, à Québec, et la forme de légionelle trouvée chez les patients atteints de légionellose.

L'édifice est en fait le Complexe Place Jacques-Cartier, dans le quartier Saint-Roch. Il abrite plusieurs commerces et places d'affaires et appartient à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Daniel B-Lafrenière, secrétaire-trésorier à la CSQ a été avisé mardi. La nouvelle a été communiquée aux employés et autres locataires de l'édifice. Il a par ailleurs assuré de donner toute sa collaboration aux autorités pour la suite des événements.

La docteure Isabelle Goupil-Sormany, médecin-conseil au sein de l'équipe santé et environnement à la santé publique, a précisé que les trois conditions pouvant permettre cette conclusion sont réunies: le type de bactérie concorde avec celles des patients, leur nombre est élevé et la tour de refroidissement est située dans un édifice localisé dans le périmètre ciblé.

Les autorités de la santé publique précisent qu'il s'agit d'informations encore préliminaires reçues par les laboratoires. Ces données viennent toutefois confirmer les hypothèses de départ sur la source de la contamination.

La tour du 320 Saint-Joseph Est se trouve dans la Basse-Ville de Québec. Elle a été contrôlée les 21 et 28 août et les ventilateurs ont été fermés par le propriétaire et gestionnaire de l'édifice le jour même de l'obtention des résultats, soit mardi, afin d'éviter de propulser ce qui pourrait être des légionelles résiduelles.

La docteure Goupil-Sormany a insisté sur le fait que la situation demeure sous contrôle et il n'y a pas lieu, pour la population, de modifier les activités de travail ou de loisirs.

Il n'est pas exclu que d'autres tours aient pu projeter des légionelles dans l'air, mais à cette étape-ci, les autorités sont à même de confirmer que celle du 320 Saint-Joseph Est a joué un rôle important dans l'éclosion de légionellose dans la Capitale-Nationale.